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213EME RI 1

combats à stonne et 213 RI

Le document retrace le destin tragique du 213e Régiment d'Infanterie (RI), une unité de réserve française, lors de la percée allemande à Sedan en mai 1940. Pris dans la panique et mal équipé, le régiment est anéanti lors d'une contre-attaque désespérée. Les quelques survivants sont ensuite amalgamés avec d'autres débris d'unités pour former le 135e RI. Cette nouvelle unité est immédiatement jetée dans les combats d'arrière-garde pour ralentir l'avancée allemande. La campagne se termine par un sacrifice final à Maclaunay en juin 1940, où les derniers soldats se battent jusqu'à l'épuisement de leurs munitions avant d'être tués ou capturés.

Au petit matin du 14 mai 1940, le 213e Régiment d'Infanterie s'élance dans une contre-attaque désespérée vers Chémery face aux panzers de la 1ère Panzer-Division. Privés de soutien aérien et dotés d'un armement antichar dérisoire, les soldats français se heurtent à un mur de feu et de blindage. Le Lieutenant-colonel Labarthe tente impuissamment d'enrayer la dislocation de ses troupes sous les mitraillages incessants de la Luftwaffe. Dans le brasier des combats, le régiment est définitivement anéanti, forçant les quelques survivants à entamer une retraite confuse vers le sud.

Guerre HistoriqueRealisticFrench12 pages
▸ CAST

CHARACTERS

panzer IV

protagonist

Commandant Émile Olivier

supporting

Officier français dans la quarantaine, commandant du 2e bataillon. Son uniforme est celui d'un officier de terrain en 1940, pratique et usé. Silhouette trapue, visage énergique, il incarne le chef qui mène ses hommes au combat malgré des ordres désespérés.

Courrier militaire

protagonist

Marcel Maurice Van Den Brock

minor

Soldat français (fantassin) du 135e RI, début vingtaine. Il porte l'équipement complet du 'poilu' de 1940 : capote kaki, bandes molletières, casque Adrian, et fusil Berthier. Son visage est celui d'un jeune homme ordinaire, fatigué et sale, pris dans la tourmente de la guerre.

Gaston Pierre A. Léon

minor

Soldat français du 135e RI, au profil similaire à Van Den Brock. Il incarne le fantassin de base, combattant dans les fermes de Maclaunay. Uniforme de 1940, l'air épuisé mais tenant sa position.

chef de bataillon

protagonist

commandant infanterie

lieutenant

protagonist

canon de 25

protagonist

chenillette

protagonist

résumé 40 papa

protagonist

Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle

supporting

Homme de 57 ans, député et ancien ministre engagé volontaire. Son uniforme de sous-lieutenant est impeccable mais il a l'allure d'un homme d'État plus que d'un soldat. Cheveux grisonnants, lunettes, il a une posture droite et une expression de gravité patriotique.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne

supporting

Officier supérieur commandant la 59e Division Légère d'Infanterie. La cinquantaine, grand, mince, avec une fine moustache. Il porte un uniforme de colonel bien coupé, typique de l'état-major de 1940. Son attitude est celle d'un officier de carrière essayant de maintenir la cohésion d'une unité formée dans l'urgence.

Lieutenant Alexis George

supporting

Jeune officier de réserve du 135e RI, dans la vingtaine. Il porte l'uniforme de lieutenant de l'infanterie française de 1940. Son visage est encore jeune, mais son expression est durcie par l'intensité des combats. Il représente la jeunesse sacrifiée.

Lucien Mirat

minor

Habitant de Maclaunay, homme d'âge mûr (environ 50 ans). Vêtements de civil rural des années 40 : pantalon de travail, chemise simple, casquette. Son visage est creusé par la peur et l'épuisement, contraint d'accomplir la tâche macabre de ramasser les corps.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe

protagonist

Homme français d'environ 50 ans, commandant du 213e RI. Il porte l'uniforme d'officier supérieur de l'armée française de 1940 : képi ou casque Adrian, tunique et pantalon kaki, ceinturon Sam Browne en cuir. Son visage est marqué par la fatigue et la tension du commandement en pleine débâcle. Moustache poivre et sel, regard déterminé mais inquiet.

Soldats français 1

supporting

Jeune infanteur du 135e Régiment d'Infanterie française en juin 1940. Visage jeune et terrifié aux yeux écarquillés et aux joues maculées de boue et de sueur, cheveux brun court mouillés. Il porte la capote croisée en drap kaki modèle 1938, le pantalon-golf kaki avec bandes molletières et des brodequins en cuir marron usé. Il est coiffé d'un casque Adrian M1926 kaki estampé du symbole de l'infanterie, porte un ceinturon en cuir brun avec cartouchières et tient nerveusement son fusil Berthier M1916.

Soldats allemands

supporting

Troupe de soldats de la Wehrmacht en mai-juin 1940. Visages fermes et concentrés, teints clairs, têtes coiffées du casque d'acier Stahlhelm M35 de couleur gris-vert feldgrau. Ils portent la veste de treillis de combat feldgrau à quatre poches, un pantalon assorti rentré dans des bottes de cuir noir, ainsi qu'un bretellage en cuir noir supportant des cartouchières. Ils sont armés de fusils Mauser Kar98k et de pistolets-mitrailleurs MP40, emportant également leurs boîtiers cylindriques métalliques pour masque à gaz et leurs gourdes.

Soldats français 2

supporting

Servant de mitrailleuse trentenaire du 135e RI, stoïque face à l'assaut. Visage émacié et cerné, couvert d'une barbe de plusieurs jours et de suie de tir. Il porte une capote kaki déboutonnée au col, un casque Adrian rayé et cabossé, ainsi que des gants de toile sombres salis de graisse. Il empoigne les poignées d'une mitrailleuse Hotchkiss M1914 posée sur le rebord d'une tranchée de sacs de sable. Des étuis de cartouches en laiton entourent sa position.

Soldats français

minor

Groupe représentatif de la piétaille française de 1940, composé d'hommes de réserve d'âges variés entre 20 et 40 ans. Visages tirés, creusés par le manque de sommeil et salis par la terre des tranchées. Leurs uniformes kaki sont élimés et tachés de boue, avec des capotes en drap lourdes, des casques Adrian et leurs fusils Lebel ou Berthier gardés à portée de main.

Autre prisonnier

minor

Soldat français trentenaire retenu dans un camp de prisonniers allemand. Visage amaigri et tiré par les privations, marqué par la poussière et une barbe de trois jours. Cheveux châtains hirsutes sous un calot militaire fatigué. Il porte la capote militaire française modèle 1940 usée, râpée et souillée par la captivité, le col ouvert, traduisant le dénuement des prisonniers du stalag.

Femme du village

minor

Femme rurale française d'une cinquantaine d'années au visage marqué par le chagrin et le labeur. Cheveux bruns striés de gris rassemblés en un chignon bas. Yeux sombres empreints de compassion et de deuil. Elle porte une robe noire simple en laine, un tablier sombre et un fichu noir sur les épaules, habitus typique du deuil dans les campagnes françaises de 1940.

Soldat français 1

minor

Jeune soldat réserviste français d'une vingtaine d'années aux cheveux bruns coupés court et aux yeux foncés écarquillés par la terreur. Son visage est blême, taché de suie et de transpiration. Il porte la capote militaire kaki Modèle 1938 déboutonnée, un casque Adrian M1915 éraflé posé de travers sur la tête, un pantalon en drap kaki avec des bandes molletières mal ajustées. Son expression reflète une panique totale et l'angoisse face à l'avancée allemande.

Officier d'état-major

supporting

Un homme d'une quarantaine d'années aux cheveux bruns coupés court et plaqués par la sueur, le visage pâle et couvert de poussière de guerre. Il a des cernes profonds et des yeux sombres écarquillés par la terreur et la fatigue. Il porte la vareuse d'officier de l'armée française de 1940 en drap kaki, partiellement déchirée au niveau des épaules et maculée de boue séchée, ainsi qu'un ceinturon Sam Browne en cuir brun avec étui de revolver. Il garde à la main un dossier en carton corné rempli de feuillets de rapports militaires froissés et tachés.

Feldwebel

supporting

Grand homme allemand d'une quarantaine d'années aux traits stricts et anguleux, au teint clair et aux yeux bleu acier. Cheveux blonds coupés très court sur les côtés. Il est vêtu d'un uniforme feldgrau de la Wehrmacht impeccablement ajusté, arborant les galons de sous-officier (Feldwebel) sur les épaules et la manche, un casque en acier Stahlhelm M35, des bottes de marche en cuir noir et un ceinturon en cuir garni de cartouchières. Il porte un carnet de notes militaire à la main.

Soldat français 2

minor

Soldat français de réserve d'une quarantaine d'années, aux cheveux châtains grisonnants et à la fine moustache soignée. Visage mûr, fatigué mais empreint de sang-froid. Il porte l'uniforme réglementaire de 1940 avec capote kaki râpée, casque Adrian bien ajusté et cartouchières en cuir brun à la ceinture. Il tente de maintenir l'ordre et la discipline parmi ses camarades.

Officier français en civil

supporting

Homme de 45 ans au visage anguleux et à la fine moustache soignée. Cheveux bruns grisonnants aux tempes, coupés court. Yeux sombres, vifs et vigilants. Il porte des vêtements civils des années 1940 : un long manteau gris en drap de laine sombre, un chapeau feutre mou gris rabattu sur le front, un costume sombre avec cravate, et des chaussures en cuir patiné, lui permettant de se fondre dans la foule en zone occupée.

officier allemand

protagonist

Cavalier

supporting

Cavalier de l'armée française âgé d'une trentaine d'années. Il a les yeux cernés de fatigue, le visage couvert d'une épaisse couche de poussière et de boue séchée. Il porte la veste en cuir sombre des troupes à cheval, un casque Adrian M1926 à jugulaire, des gants en cuir usés et de hautes bottes de cavalerie crottées. Sa posture est tendue et extrêmement précipitée après un trajet éprouvant.

Officier prisonnier

minor

Officier français captif d'une quarantaine d'années. Visage creusé par les épreuves, mâchoire serrée, yeux clairs et observateurs. Cheveux châtains foncés coiffés en arrière. Il porte une vareuse d'officier de l'armée française de 1940 défraîchie et sans galons, une chemise kaki avec cravate usée et défaite, conservant une posture droite et disciplinée malgré les conditions de détention.

Prêtre

supporting

Un prêtre catholique de campagne d'environ soixante ans, à la silhouette mince et voûtée. Son visage émacié affiche des traits bienveillants mais éprouvés par la guerre, avec des yeux clairs et des cheveux blancs coupés court. Il porte une soutane noire en tissu épais, râpée et tachée de boue au niveau de l'ourlet, un col romain blanc rigide et tient en main une simple croix de procession en bois sombre.

Maire

supporting

Homme âgé d'environ 65 ans au visage profondément creusé par les rides, l'épuisement et l'inquiétude. Cheveux gris-blanc clairsemés, sourcils fuyants et yeux sombres marqués par la fatigue. Il porte un costume trois-pièces civils en laine noire usée et couverte de poussière, une chemise blanche au col ouvert légèrement défraîchie, et de vieux souliers en cuir marron frotter par la terre.

Stuka (dans l'action)

minor

Bombardier en piqué Junkers Ju 87 Stuka de la Luftwaffe en pleine phase d'attaque au-dessus de la France en 1940. Avion militaire allemand monomoteur à ailes en mouette inversées et train d'atterrissage fixe sous carénage robuste. Peinture de camouflage réglementaire vert foncé et noir sur le dessus avec dessous bleu ciel, arborant les insignes de la Balkenkreuz sur les ailes et le fuselage. Aperçu en piqué vertigineux vers le sol, lâchant une bombe sous son fuselages au milieu des explosions et de la fumée noire au-dessus des batteries d'artillerie françaises.

char b bis

supporting

Soldat allemand

supporting

Un soldat de la Wehrmacht allemande en mai-juin 1940, âgé d'une vingtaine d'années. Il porte l'uniforme militaire feldgrau réglementaire composé d'une veste verte-grise à boutons métalliques, d'un pantalon assorti et de bottes de marche en cuir noir. Il est coiffé d'un casque en acier Stahlhelm M35. Son équipement comprend un ceinturon en cuir noir avec des cartouchières, un brelage et une baïonnette fixée au bout de son fusil Mauser Kar98k. Son visage aux traits carrés et au teint clair montre un regard dur et calculateur, des yeux bleus et des cheveux châtains très courts sous le casque.

char léger fcm 36

protagonist

mitrailleuse hotchkiss

protagonist

mortier 60 mm

protagonist

panzer III

protagonist

aspirant duport Jean

protagonist

uniforme, casque sur la tête

avion bf

protagonist

insigne 213 RI

protagonist

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Panel 1:le 213e RI reçoit l'ordre de contre-attaquer en urgence dans le secteur de Bulson, Maisoncelle et Chémery-sur-Bar. • Un choc totalement inégal : Les réservistes du 213e RI, dépourvus de canons antichars lourds et de moyens modernes, se heurtent de plein fouet aux blindés de la 10. Panzer-Division et à l'infanterie d'élite du régiment Großdeutschland. [1, 2] • L'appui des chars légers : Les compagnies du 213e RI avancent aux côtés des chars légers FCM 36 du 7e bataillon de chars légers (7e BCL). Malgré des actes de bravoure héroïques, l'armement français ne parvient pas à percer le blindage des Panzer III et IV allemands

Narrator:Le 213e régiment d’infanterie (213e RI) a joué un rôle tragique et immédiat au tout début des opérations liées à la bataille de Stonne. Si les combats majeurs dans le village de Stonne (du 15 au 25 mai 1940) ont principalement été menés par la 3e DIM et la 3e DCR, le 213e RI s'est sacrifié quelques heures plus tôt lors de la phase préliminaire indispensable visant à freiner les blindés de Guderian au nord de cette ligne.

Panel 2:Scène de chaos complet dans les champs. Les Soldats français 1 et Soldats français 2 tirent au fusil sur les Panzers qui descendent la pente, leurs balles ricochant sur le blindage. Marcel Maurice Van Den Brock vise frénétiquement, son jeune visage contracté par la concentration. Gaston Pierre A. Léon tire coup sur coup, son fusil Berthier vibrant dans ses mains. Des obus de mortier explosent tout autour, soulevant des colonnes de terre noire.

Panel 3: À Bulson, l'infanterie française, totalement dépourvue de protection antichar lourde, subit le feu direct des blindés ennemis

Narrator: • Au matin, le 2e bataillon du 213e RI et la 7e compagnie de char léger reçoivent l'ordre de mener la contre-attaque sur l'axe Chémery - Maisoncelles - Bulson avec l'appui des chars légers du 7e BCC. • Les hommes se heurtent de plein fouet à la 1e Panzer-Division allemande. À Bulson, l'infanterie française, totalement dépourvue de protection antichar lourde, subit le feu direct des blindés ennemis qui exploitent leur percée nocturne.

Panel 4:Le village devient un cimetière de chars et de fantassins. le sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle est tué

Narrator:Le village devient un cimetière de chars et de fantassins. C'est à Chémery-sur-Bar que tombe glorieusement au combat le sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle, qui était alors député des Landes et ancien ministre français, engagé volontaire à 57 ans au sein du 213e RI.

Panel 5:Les Panzers allemands continuent leur progression descendante, leurs chenilles écrasant le sol. L'officier allemand est toujours debout sur la tourelle, observant la destruction qu'il cause. Le Feldwebel dirige l'infanterie motorisée allemande qui suit les chars, Soldats allemands en formation d'attaque, fusils levés. Les mitrailleuses crépitent, fauchant les positions françaises.

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Panel 1:Totalement submergé dans les vallées de Chémery, le régiment vole en éclats. Une grande partie des hommes y est faite prisonnière sur place le 14 mai au milieu des décombres avant d'être envoyée dans les Stalags allemands

Narrator:Totalement submergé dans les vallées de Chémery, le régiment vole en éclats. Une grande partie des hommes (dont le père du futur réalisateur Alain Hiver) y est faite prisonnière sur place le 14 mai au milieu des décombres avant d'être envoyée dans les Stalags allemands

Panel 2: En fin d'après-midi, le 1er bataillon subit de plein fouet les effets de la débandade des troupes d'artillerie de l'arrière. Contrairement à d'autres unités de la 55e division d'infanterie qui s'effondrent immédiatement, le commandement du bataillon parvient à maintenir une relative cohésion parmi ses compagnies. Il établit des barrages d'infanterie improvisés à la lisière des bois pour stopper la panique et intercepter les fuyards

Narrator: Lors du déclenchement de la contre-attaque au matin du 14 mai, tandis que le 2e bataillon s'élance vers les hauteurs de Bulson, le 1er bataillon reçoit pour mission d'assurer la protection du flanc gauche du dispositif français. Il doit interdire aux détachements motorisés allemands de déborder l'axe principal.

Panel 3: Ses compagnies, armées uniquement de fusils-mitrailleurs et de grenades, font face aux blindés lourds allemands. Les points d'appui du bataillon sont contournés et enveloppés un par un par l'infanterie d'assaut ennemie

Narrator: Rapidement privé du soutien des chars du 7e BCC (décimés à Chémery), le 1er bataillon se retrouve isolé. Ses compagnies, armées uniquement de fusils-mitrailleurs et de grenades, font face aux blindés lourds allemands. Les points d'appui du bataillon sont contournés et enveloppés un par un par l'infanterie d'assaut ennemie

Panel 4: le commandant Olivier et les survivants de son bataillon, à court de munitions face aux mitrailleuses des blindés allemands, sont contraints de se rendre en fin de matinée.

Narrator:Totalement encerclés, coupés du reste du régiment et du colonel Labarthe, le commandant Olivier et les survivants du 2eme bataillon, à court de munitions face aux mitrailleuses des blindés allemands, sont contraints de se rendre en fin de matinée.

Panel 5: les compagnies du 3e bataillon s'accrochent aux lisières de bois et aux talus. Ils subissent le feu de l'infanterie d'assaut allemande, appuyée par un pilonnage intensif de mortiers.

Narrator:Le 3e bataillon du 213e RI (III/213e RI) a joué le rôle de bouclier de flanc droit et d'unité d'arrière-garde [2] pendant la tragique journée du 14 mai 1940. Son action s'est déroulée à l'est de l'axe de contre-attaque principal Bulson-Chémery, dans un secteur boisé et accidenté.

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Panel 1:les sections de mitrailleuses du III/213e RI parviennent temporairement à ralentir l'infiltration ennemie

Narrator:Profitant du couvert végétal, les sections de mitrailleuses du III/213e RI parviennent temporairement à ralentir l'infiltration ennemie. Cependant, l'effondrement rapide du centre du régiment à Chémery [2] laisse le 3e bataillon totalement isolé, sans liaisons avec le poste de commandement du lieutenant-colonel Labarthe.

Panel 2:les éléments survivants du 3e bataillon reçoivent l'ordre de décrocher. Ils doivent se sacrifier pour former une arrière-garde afin de permettre aux restes des autres unités de fuir vers le sud.

Narrator:En fin de matinée, alors que le régiment est brisé, les éléments survivants du 3e bataillon reçoivent l'ordre de décrocher. Ils doivent se sacrifier pour former une arrière-garde afin de permettre aux restes des autres unités de fuir vers le sud.

Panel 3:L'officier allemand lève son bras en signal d'attaque. Le Feldwebel gesticule pour coordonner l'avancée.

Feldwebel: Vorwärts! Feuer auf die Franzosen!

Panel 4:Les éléments survivants du 213e RI se replient en direction du sud, vers le massif forestier du Mont-Dieu et les hauteurs de Stonne.

Narrator:Étrillé et ayant perdu une grande partie de son effectif et de ses officiers lors de cette matinée sanglante du 14 mai, le régiment n'a plus la capacité opérationnelle de mener des contre-attaques d'envergure. • Les éléments survivants du 213e RI se replient en direction du sud, vers le massif forestier du Mont-Dieu et les hauteurs de Stonne. • Ce repli désespéré mais tenace a permis de faire gagner de précieuses heures aux unités de première ligne fraîches (la 3e Division d’Infanterie Motorisée et la 3e Division Cuirassée) qui arrivaient sur zone pour ériger le fameux "mur de Stonne"

Panel 5:Gros plan sur le visage du Feldwebel, traits stricts, yeux bleu acier. Il crie un ordre en allemand, pointant du doigt vers les positions françaises. Autour de lui, les Soldats allemands se déploient en formation d'attaque, fusils Kar98k prêts. Les uniformes feldgrau se détachent nettement contre le ciel bleu.

PAGE 4

Panel 1:le 213e RI reçoit l'ordre de s'installer à la hâte en position défensive face à l'ouest et au nord-ouest pour bloquer la brèche monumentale ouverte par les Panzers.

Narrator:Le IIIe Bataillon du 213e RI reçoit l'ordre de s'installer à la hâte en position défensive face à l'ouest et au nord-ouest pour bloquer la brèche monumentale ouverte par les Panzers.

Panel 2:Éparpillé sous les bombes, le IIIe bataillon parvient à ralentir la progression allemande de quelques heures, offrant le répit nécessaire aux unités de la 3e DIM pour se déployer solidement sur le secteur clé de Stonne

Panel 3:

Narrator:Alors que les deux premiers bataillons du régiment se font écraser à Chémery et Bulson dès 8h30 du matin, le 3e bataillon et sa 12e compagnie sont déployés plus au sud, en position de recueil près de Maisoncelle.

Panel 4: Posté plus au sud, vers l'axe de Maisoncelle-et-Villers, le bataillon voit déferler dès la fin de matinée les blessés et les survivants des deux premiers bataillons.

Narrator:La mission de recueil : Posté plus au sud, vers l'axe de Maisoncelle-et-Villers, le bataillon voit déferler dès la fin de matinée les blessés et les survivants des deux premiers bataillons. replis en direction du sud, vers le massif forestier du Mont-Dieu et les hauteurs de Stonne.

Panel 5:Vue d'ensemble de la débâcle : les Soldats français 1 et Soldats français 2 se replient en désordre, certains courant vers le sud, d'autres se battant encore. Les positions défensives sont débordées. Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon courent à travers un champ de blé, leurs uniformes déchirés, leurs visages terrifiés. Le Lieutenant crie depuis une position arrière, tentant de regrouper les survivants.

PAGE 5

Panel 1:Totalement encerclés, coupés du reste de l'armée et leurs pièces lourdes ayant été détruites ou sabotées, les survivants de la 12e compagnie sont submergés par l'ennemi.

Panel 2:Le régiment se replie sur les hauteurs stratégiques du village de Stonne, une position clé qui domine la plaine et empêche les Allemands de foncer vers le sud

Narrator:Le régiment se replie sur les hauteurs stratégiques du village de Stonne, une position clé qui domine la plaine et empêche les Allemands de foncer vers le sud

Panel 3:Aux côtés de la 3e DIM (Division d'Infanterie Motorisée) et des puissants chars B1 Bis de la 3e DCR, le 213e RI s'enterre dans des trous de combat. On s'y bat maison par maison, le village changeant de main à de multiples reprises.

Panel 4:Les Panzers allemands entrent dans le village de stonne , leurs chenilles écrasant les pavés. L'officier allemand dirige l'opération, assis sur la tourelle du premier char. Le Feldwebel marche aux côtés du char, carnet de notes toujours à la main, enregistrant les positions défensives françaises. Les Soldats allemands sautent des véhicules de transport, formant une ligne d'assaut.

officier allemand: Encercler les positions françaises. Aucun survivant ne doit s'échapper.

Panel 5:Gros plan sur le visage du Feldwebel, yeux bleu acier fixés sur les positions françaises. Il écrit rapidement dans son carnet, documentant chaque détail. Autour de lui, les Soldats allemands se déploient avec précision militaire, mitrailleuses levées. Le bruit des chenilles des Panzers résonne dans les rues du village.

Feldwebel: Infanterie française repérée dans les fermes.

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Panel 1:Les Stuka allemands piquent sur les positions françaises de stonne. Les bombardiers en piqué Junkers Ju 87 descendent du ciel bleu, leurs moteurs hurlants terrifiant. Des bombes sont larguées, explosant dans les fermes et les vergers. Les murs en pierre s'effondrent. Le sol vibre sous les impacts. Les Soldats français 1 et Soldats français 2 se plaquent contre les murs, couvrant leurs têtes.

Narrator:Les Stukas font leur apparition. Pas d'appui aérien français pour les contrer.

Panel 2:Les hommes subissent la suprématie aérienne absolue de l'ennemi et le feu incessant de l'artillerie allemande. Malgré le manque de soutien et l'épuisement, le régiment contribue à fixer d'importantes forces d'élite allemandes (comme le régiment Grossdeutschland et la 10. Panzer-Division

Panel 3:Les Soldats allemands avancent en formation d'attaque, fusils levés, se déployant entre les fermes. Ils utilisent les bâtiments en ruines pour se couvrir, progressant méthodiquement. Le Feldwebel crie des ordres, coordonnant l'encerclement. Les mitrailleuses allemandes crépitent, fauchant les positions françaises.

Feldwebel: Encercler par la gauche et la droite!

Panel 4:A l’aube du 15 mai, les Allemands se lancent à l’assaut des hauteurs du bois de Mont-Dieu, à l’est du village. Stoppé net par un feu nourri, l’assaut est un échec cuisant. Les Allemands obtiennent un cessez le feu de trois heures pour récupérer leurs morts et leurs blessés.

officier allemand: je souhaite un cessez le feu de trois heures pour récupérer nos morts et nos blessés. lieutenant: entendu , un cessez le feu de trois heures pour récupérer les morts et les blessés de chaque coté.

Panel 5: Après dix jours de sacrifice continu, le régiment est exsangue. Le 24 mai au soir, devant la menace grandissante d'un encerclement par les flancs à Tannay et Oches, l'ordre de rompre le contact est donné. Le 213e RI abandonne ses lignes à Stonne et entame sa retraite vers le sud.

Panel 6:L'engagement face aux Panzers au nord de Stonne a coûté la vie (ou la capture) à près d'un tiers du régiment en seulement 24 heures.

Narrator:Lorsque le 213e RI reçoit l’ordre de décrocher de la butte de Stonne dans la nuit du 24 au 25 mai 1940, les hommes reculent à pied à travers un couloir de plus en plus étroit. • Un abri naturel : Le massif forestier de Boult-aux-Bois (et la forêt de Bourgogne attenante) offre une protection vitale contre l'aviation allemande (Stukas) qui harcèle les colonnes françaises à découvert.

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Panel 1:cette bataille oppose les forces françaises aux troupes allemandes pour le contrôle du village stratégique de Stonne

Narrator:La bataille de Stonne (14 au 25 mai 1940) est l'un des affrontements les plus acharnés et les plus meurtriers de la campagne de France. Surnommée le « Verdun de 1940 », cette bataille oppose les forces françaises aux troupes allemandes pour le contrôle du village stratégique de Stonne et de ses collines, qui dominent la région de Sedan.

Panel 2:contre-attaque française de la 3e division cuirassée (3e DCR), équipée de chars lourds B1 bis., de la 3e division d'infanterie motorisée (3e DIM) et du 4e bataillon de chars de combat (4e BCC)

Narrator:L'enjeu stratégique • Verrouiller la percée : Après avoir franchi la Meuse à Sedan, les Allemands veulent sécuriser leur flanc sud pour foncer vers la Manche. [1] • Hauteurs dominantes : Le village de Stonne est situé sur un plateau élevé. Le contrôler permet de surveiller et de bombarder toute la zone de Sedan. • Contre-attaque française : Pour le commandement français, reprendre Stonne est l'unique moyen de stopper l'invasion allemande et de protéger le reste du pays.

Panel 3:le capitaine français Pierre Billotte, à bord de son char lourd B1 bis nommé "Eure", entre seul dans le village de Stonne.

Narrator:le 16 mai 1940, le capitaine français Pierre Billotte, à bord de son char lourd B1 bis nommé "Eure", entre seul dans le village de Stonne.

Panel 4:le char lourd B1 bis détruit à lui seul une colonne de 13 chars allemands ( (deux Panzer IV et onze Panzer III) ) et 2 canons antichars.Malgré 140 impacts de obus ennemis sur sa cuirasse

Narrator:le char lourd B1 bis détruit à lui seul une colonne de 13 chars allemands (Panzer III et Panzer IV) et 2 canons antichars.

Panel 5:char de l'armée française le plus puissant en service en 1940, lors de la seconde guerre mondiale.

Narrator:Char B1 bis, successeur du FT et du B1 Ce char de l'armée française était le plus puissant en service en 1940, lors de la seconde guerre mondiale. Considéré comme un "char à l'ancienne" construit par Renault, dont l'artillerie principale était placée dans le fort, ce qui réduisait la portée de vue. Son blindage est de 60 mm à l'avant et 55 mm sur les flancs, comme préconisé par le général Velpry, alors inspecteur des chars. Il craint les nouvelles armes antichars, qui ont commencé à apparaître en particulier lors de la guerre d'Espagne. Le B1 bis est équipé d’un canon de 47mm, deux mitrailleuses, et un canon lourd de 75mm, pour un équipage de 4 hommes. Le canon principal de 75mm est situé à droite sous le poste de conduite, et était servi par le chauffeur. L’arme étant fixe, il fallait faire pivoter tout le char pour l’aligner sur l’ennemi. La réserve de munitions prenait place le long des parois latérales.

Panel 6:La bataille de Stonne brise le mythe d'une Wehrmacht traversant le pays sans résistance

Narrator:La bataille de Stonne, surnommée le « Verdun de 1940 » par les Allemands eux-mêmes, s'est déroulée du 14 au 25 mai 1940 dans les Ardennes. Elle reste l'un des affrontements les plus féroces, sanglants et destructeurs de la campagne de France, brisant le mythe d'une Wehrmacht traversant le pays sans résistance

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Panel 1:la section retraite vers le massif forestier de Boult-aux-Bois

aspirant duport Jean: avez vous une carte , on doit se rendre dans le massif forestier de Boult-aux-Bois Prêtre: voici une carte et voici le chemin à prendre

Narrator:l'aspirant est obligé de prendre des cartes dans les villages pour trouver sa route

Panel 2:la section campe dans un cimetière pour la nuit

Panel 3:l'aspirant contacte l'état major en utilisant le téléphone d'un bureau de poste dans un village

Narrator:l'aspirant contacte l'état major en utilisant le téléphone d'un bureau de poste dans un village

Panel 4:un soldat récupère le cheval d'un spahi et le donne à l'aspirant

Soldats français: mon lieutenant prenez ce cheval, vous devez tenir votre rang aspirant duport Jean: merci, soldat

Panel 5:les routes sont encombrée de civils fuyant les zones de combats

Narrator:

Panel 6:un gendarme hystérique arrête la section pour contrôle d'identité, sort son arme en les accusant d'être de la cinquième colonne. Il est abattu , l'aspirant est sur son cheval

Narrator:L'armée allemande a véritablement utilisé des commandos d'élite infiltrés derrière les lignes françaises (notamment des éléments du bataillon Brandenbourg). • Leurs actions : Ces agents portaient parfois des uniformes français ou des vêtements civils. Ils avaient pour mission de couper les câbles téléphoniques, de modifier les panneaux de signalisation pour égarer les troupes en retraite, ou de propager de fausses rumeurs d'encerclement.

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Panel 1:Le 213ᵉ régiment d'infanterie (213ᵉ RI) était un régiment de réserve de série B, mobilisé en septembre 1939 (région militaire de Besançon / Dijon) et rattaché à la 55ᵉ division d'infanterie (55ᵉ DI) (Xᵉ corps d'armée, IIᵉ armée).

Narrator:Le 213ᵉ régiment d'infanterie (213ᵉ RI) était un régiment de réserve de série B, mobilisé en septembre 1939 (région militaire de Besançon / Dijon) et rattaché à la 55ᵉ division d'infanterie (55ᵉ DI) (Xᵉ corps d'armée, IIᵉ armée).

Panel 2:Voici sa structure et son organisation théorique et opérationnelle au moment de la bataille de Sedan (13-14 mai 1940)

Narrator:État-Major du Régiment • Commandant le régiment : Lieutenant-colonel Labarthe • Chef d'état-major : Capitaine Baudouin Unités régimentaires d'appui : • Compagnie Commandement Régimentaire (CCR) : Transmissions, servitudes, chenillettes d'avitaillement (Renault UE). • Compagnie Régimentaire d'Engins (CRE) : ◦ Section de canons antichars de 25 mm SA 34/37 (Lt de Bordeneuve, Asp. Duport). ◦ Section de mortiers de 81 mm. • Compagnie Hors-Rang (CHR) : Logistique, santé, approvisionnement, pionniers.

Panel 3:Le régiment comptait trois bataillons d'infanterie.

Narrator:Structure des Bataillons (Mai 1940) Le régiment comptait trois bataillons d'infanterie. 1ᵉʳ Bataillon • Commandant : Chef de bataillon Brébant • Composition : 1ᵉʳ, 2ᵉ, 3ᵉ compagnies de fusiliers-voltigeurs + 1ᵉʳe compagnie d'accompagnement (CAB 1 - mitrailleuses Hotchkiss et mortiers de 60 mm). 2ᵉ Bataillon • Commandant : Chef de bataillon Micault • Composition : 5ᵉ, 6ᵉ, 7ᵉ compagnies de fusiliers-voltigeurs + 2ᵉ compagnie d'accompagnement (CAB 2). 3ᵉ Bataillon • Commandant : Chef de bataillon Ancelet • Composition : ◦ 9ᵉ compagnie : Capitaine Besson ◦ 10ᵉ compagnie : Capitaine Boillot ◦ 11ᵉ compagnie : Capitaine Clerc ◦ 3ᵉ compagnie d'accompagnement (CAB 3) : Capitaine Dumont

Panel 4:Particularité du 213ᵉ RI en mai 1940 Le 213ᵉ RI étant un régiment de réserve de série B (mobilisé avec des réservistes plus âgés) : • Mélange d'active et de réserve : Hormis le chef de corps (lieutenant-colonel Labarthe), quelques chefs de bataillons et capitaines qui étaient d'active ou de la réserve active, la grande majorité des lieutenants, sous-lieutenants et aspirants étaient des Officiers de Réserve (EOR) remobilisés en septembre 1939. • Aspirants : Plusieurs sections (notamment dans la CRE ou les compagnies d'accompagnement, comme l'aspirant Duport) étaient commandées par des aspirants qui comptaient dans la catégorie des officiers du rang de

Narrator:Dans un régiment d'infanterie de ligne de type nord-est en mai 1940 (comme le 213ᵉ RI), l'effectif théorique d'encadrement comprenait environ 80 à 85 officiers pour un total d'environ 3 000 à 3 100 hommes (sous-officiers et hommes de troupe). Particularité du 213ᵉ RI en mai 1940 Le 213ᵉ RI étant un régiment de réserve de série B (mobilisé avec des réservistes plus âgés) : • Mélange d'active et de réserve : Hormis le chef de corps (lieutenant-colonel Labarthe), quelques chefs de bataillons et capitaines qui étaient d'active ou de la réserve active, la grande majorité des lieutenants, sous-lieutenants et aspirants étaient des Officiers de Réserve (EOR) remobilisés en septembre 1939. • Aspirants : Plusieurs sections (notamment dans la CRE ou les compagnies d'accompagnement, comme l'aspirant Duport) étaient commandées par des aspirants qui comptaient dans la catégorie des officiers du rang de

Panel 5:Environ 3 000 hommes (très forte proportion de réservistes de plus de 30 ans).

Narrator:Effectifs et Matériels du Régiment • Effectif théorique : Environ 3 000 hommes (très forte proportion de réservistes de plus de 30 ans). • Armement individuel : Fusils Lebel, Berthier, pistolets-mitrailleurs MAS 38.

Panel 6:

Narrator: • Armement collectif : ◦ Mitrailleuses : 48 mitrailleuses Hotchkiss 8 mm Mle 1914. ◦ Fusils-mitrailleurs : ~108 FM 24/29. ◦ Mortiers : 9 mortiers de 60 mm et 8 mortiers de 81 mm. ◦ Antichars : 12 canons antichars de 25 mm SA 34/37 (répartis entre la CRE et les CAB).

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Panel 1:compagnies de fusiliers-voltigeurs (1re, 2e et 3e compagnies), dotées de fusils Lebel ou Berthier, de fusils-mitrailleurs (FM 24/29) et de grenades.

Narrator:La structure réglementaire d'une compagnie (1940) Une compagnie de fusiliers-voltigeurs à effectif complet (environ 175 à 190 hommes) est commandée par un capitaine assisté de lieutenants et sous-lieutenants. Elle est articulée de la façon suivante : • La Section de Commandement : Autour du capitaine, elle gère les transmissions (coureurs, estafettes à pied ou à moto), l'observation et le secrétariat de l'unité. • 4 Sections de Combat (ou de Fusiliers-Voltigeurs) : Chaque section (commandée par un lieutenant ou un adjudant) est le noyau tactique de base. • Le Train de Combat (TC) : Gère le ravitaillement immédiat en munitions et en vivres, souvent à l'aide de voitures hippomobiles légères ou de camionnettes

Panel 2:

Panel 3:

Panel 4:

Panel 5:

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Panel 1:Le 1er bataillon du 213e RI (I/213e RI) a partagé le destin tragique du régiment lors de la bataille de Sedan, mais avec une trajectoire opérationnelle légèrement distincte de celle du 2e bataillon. Alors que ce dernier était jeté en pointe frontale, le 1er bataillon a principalement servi de bouclier de flanc et d'unité d'arrêt dans le chaos des 13 et 14 mai 1940.

Narrator: • Le choc de la rumeur de Bulson : En fin d'après-midi, le bataillon subit de plein fouet les effets de la débandade des troupes d'artillerie de l'arrière. Contrairement à d'autres unités de la 55e division d'infanterie qui s'effondrent immédiatement, le commandement du 1er bataillon parvient à maintenir une relative cohésion parmi ses compagnies. Il établit des barrages d'infanterie improvisés à la lisière des bois pour stopper la panique et intercepter les fuyards. • La couverture du flanc ouest (14 mai) : Lors du déclenchement de la contre-attaque au matin du 14 mai, tandis que le 2e bataillon s'élance vers les hauteurs de Bulson, le 1er bataillon reçoit pour mission d'assurer la protection du flanc gauche du dispositif français. Il doit interdire aux détachements motorisés allemands de déborder l'axe principal. • La submersion par les Panzer : Rapidement privé du soutien des chars du 7e BCC (décimés à Chémery), le 1er bataillon se retrouve isolé. Ses compagnies, armées uniquement de fusils-mitrailleurs et de grenades, font face aux blindés lourds allemands. Les points d'appui du bataillon sont contournés et enveloppés un par un par l'infanterie d'assaut ennemie.

Panel 2: Face à l'anéantissement des blindés de soutien français et sous un feu croisé d'artillerie particulièrement meurtrier, le commandant de la Bije doit constater l'impossibilité de progresser. C'est dans ce contexte de chaos, alors que les lignes de communication avec l'état-major de la 55e division d'infanterie s'effondrent, qu'il orchestre le repli défensif de ses hommes vers les bois de La Neuville-à-Maire et du Fond d'Agot.

Narrator: Face à l'anéantissement des blindés de soutien français et sous un feu croisé d'artillerie particulièrement meurtrier, le commandant de la Bije doit constater l'impossibilité de progresser. C'est dans ce contexte de chaos, alors que les lignes de communication avec l'état-major de la 55e division d'infanterie s'effondrent, qu'il orchestre le repli défensif de ses hommes vers les bois de La Neuville-à-Maire et du Fond d'Agot.

Panel 3:Au lever du jour, le bataillon du commandant Olivier s'élance depuis le secteur de Maisoncelles vers le nord. Son objectif est de reprendre les hauteurs stratégiques de Bulson en liaison avec les chars légers FCM 36 du 7e bataillon de chars de combat (7e BCC).

Narrator:Le 2e bataillon du 213e RI (II/213e RI) a été l'unité la plus durement éprouvée lors de la journée tragique du 14 mai 1940 à Chémery et Bulson. Placé en pointe de la contre-attaque française, il a subi de plein fouet le choc initial des blindés allemands. • Le commandant : Le 2e bataillon était sous les ordres du chef de bataillon (commandant) Émile Olivier. • Effectifs : Unité de réserve de « série B », le bataillon manquait cruellement d'équipements modernes, de liaisons radio et d'instruction récente. • Composition : Il était constitué de trois compagnies de combat (les 5e, 6e et 7e compagnies) et d'une compagnie d'accompagnement (la CA2, dotée de mitrailleuses et de mortiers légers).

Panel 4:le 2e bataillon effectue une retraite dite « en perroquet » (une compagnie couvre le repli des autres).

Narrator:au lieu de fuir en désordre, le 2e bataillon effectue une retraite dite « en perroquet » (une compagnie couvre le repli des autres). • Axe de retraite : Le bataillon glisse au sud de Maisoncelles en direction des villages de Artaise-le-Vivier et Tannay. • Fixation de l'ennemi : Profitant du terrain accidenté et des lisières de bois, le capitaine Couturier déploie ses sections de mitrailleuses pour interdire les chemins aux reconnaissances blindées allemandes. Cette résistance locale ralentit la progression ennemie vers le canal des Ardennes.

Panel 5:Le 3e bataillon du 213e RI (III/213e RI) a joué le rôle de bouclier de flanc droit et d'unité d'arrière-garde [2] pendant la tragique journée du 14 mai 1940. Son action s'est déroulée à l'est de l'axe de contre-attaque principal Bulson-Chémery, dans un secteur boisé et accidenté.

Narrator: • le 3e bataillon est déployé pour protéger le flanc droit de la contre-attaque. • L'objectif : Sa mission est d'empêcher les forces allemandes (notamment la 10e Panzer-Division et le régiment d'élite Grossdeutschland) de déborder le régiment par l'est, depuis l'axe de Noyers-Pont-Maugis et de la forêt de la Marfée

Panel 6: repli vers le sud : Bousculé et menacé d'encerclement, le bataillon se fragmente. Les rescapés entament une retraite difficile à travers les bois en direction de Raucourt [2] et Buzancy.

Narrator: • En fin de matinée, alors que le régiment est brisé, les éléments survivants du 3e bataillon reçoivent l'ordre de décrocher. Ils doivent se sacrifier pour former une arrière-garde afin de permettre aux restes des autres unités de fuir vers le sud. • Le repli vers le sud : Bousculé et menacé d'encerclement, le bataillon se fragmente. Les rescapés entament une retraite difficile à travers les bois en direction de Raucourt [2] et Buzancy.

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