combats à stonne et 213 RI
Le document retrace le destin tragique du 213e Régiment d'Infanterie (RI), une unité de réserve française, lors de la percée allemande à Sedan en mai 1940. Pris dans la panique et mal équipé, le régiment est anéanti lors d'une contre-attaque désespérée. Les quelques survivants sont ensuite amalgamés avec d'autres débris d'unités pour former le 135e RI. Cette nouvelle unité est immédiatement jetée dans les combats d'arrière-garde pour ralentir l'avancée allemande. La campagne se termine par un sacrifice final à Maclaunay en juin 1940, où les derniers soldats se battent jusqu'à l'épuisement de leurs munitions avant d'être tués ou capturés.
Au petit matin du 14 mai 1940, le 213e Régiment d'Infanterie s'élance dans une contre-attaque désespérée vers Chémery face aux panzers de la 1ère Panzer-Division. Privés de soutien aérien et dotés d'un armement antichar dérisoire, les soldats français se heurtent à un mur de feu et de blindage. Le Lieutenant-colonel Labarthe tente impuissamment d'enrayer la dislocation de ses troupes sous les mitraillages incessants de la Luftwaffe. Dans le brasier des combats, le régiment est définitivement anéanti, forçant les quelques survivants à entamer une retraite confuse vers le sud.
CHARACTERS
panzer IV
protagonist
Commandant Émile Olivier
supporting
Courrier militaire
protagonist
Marcel Maurice Van Den Brock
minor
Gaston Pierre A. Léon
minor
chef de bataillon
protagonist
lieutenant
protagonist
canon de 25
protagonist
chenillette
protagonist
résumé 40 papa
protagonist
Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle
supporting
Colonel Fernand Marie Albert Chaligne
supporting
Lieutenant Alexis George
supporting
Lucien Mirat
minor
Lieutenant-colonel Pierre Labarthe
protagonist
Soldats français 1
supporting
Soldats allemands
supporting
Soldats français 2
supporting
Soldats français
minor
Autre prisonnier
minor
Femme du village
minor
Soldat français 1
minor
Officier d'état-major
supporting
Feldwebel
supporting
Soldat français 2
minor
Officier français en civil
supporting
officier allemand
protagonist
Cavalier
supporting
Officier prisonnier
minor
Prêtre
supporting
Maire
supporting
Stuka (dans l'action)
minor
char b bis
supporting
Soldat allemand
supporting
char léger fcm 36
protagonist
mitrailleuse hotchkiss
protagonist
mortier 60 mm
protagonist
panzer III
protagonist
aspirant duport Jean
protagonist
avion bf
protagonist
insigne 213 RI
protagonist
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Panel 1:le 213e RI reçoit l'ordre de contre-attaquer en urgence dans le secteur de Bulson, Maisoncelle et Chémery-sur-Bar. • Un choc totalement inégal : Les réservistes du 213e RI, dépourvus de canons antichars lourds et de moyens modernes, se heurtent de plein fouet aux blindés de la 10. Panzer-Division et à l'infanterie d'élite du régiment Großdeutschland. [1, 2] • L'appui des chars légers : Les compagnies du 213e RI avancent aux côtés des chars légers FCM 36 du 7e bataillon de chars légers (7e BCL). Malgré des actes de bravoure héroïques, l'armement français ne parvient pas à percer le blindage des Panzer III et IV allemands
Narrator:“Le 213e régiment d’infanterie (213e RI) a joué un rôle tragique et immédiat au tout début des opérations liées à la bataille de Stonne. Si les combats majeurs dans le village de Stonne (du 15 au 25 mai 1940) ont principalement été menés par la 3e DIM et la 3e DCR, le 213e RI s'est sacrifié quelques heures plus tôt lors de la phase préliminaire indispensable visant à freiner les blindés de Guderian au nord de cette ligne.”
Panel 2:Scène de chaos complet dans les champs. Les Soldats français 1 et Soldats français 2 tirent au fusil sur les Panzers qui descendent la pente, leurs balles ricochant sur le blindage. Marcel Maurice Van Den Brock vise frénétiquement, son jeune visage contracté par la concentration. Gaston Pierre A. Léon tire coup sur coup, son fusil Berthier vibrant dans ses mains. Des obus de mortier explosent tout autour, soulevant des colonnes de terre noire.
Panel 3: À Bulson, l'infanterie française, totalement dépourvue de protection antichar lourde, subit le feu direct des blindés ennemis
Narrator:“ • Au matin, le 2e bataillon du 213e RI et la 7e compagnie de char léger reçoivent l'ordre de mener la contre-attaque sur l'axe Chémery - Maisoncelles - Bulson avec l'appui des chars légers du 7e BCC. • Les hommes se heurtent de plein fouet à la 1e Panzer-Division allemande. À Bulson, l'infanterie française, totalement dépourvue de protection antichar lourde, subit le feu direct des blindés ennemis qui exploitent leur percée nocturne.”
Panel 4:Le village devient un cimetière de chars et de fantassins. le sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle est tué
Narrator:“Le village devient un cimetière de chars et de fantassins. C'est à Chémery-sur-Bar que tombe glorieusement au combat le sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle, qui était alors député des Landes et ancien ministre français, engagé volontaire à 57 ans au sein du 213e RI.”
Panel 5:Les Panzers allemands continuent leur progression descendante, leurs chenilles écrasant le sol. L'officier allemand est toujours debout sur la tourelle, observant la destruction qu'il cause. Le Feldwebel dirige l'infanterie motorisée allemande qui suit les chars, Soldats allemands en formation d'attaque, fusils levés. Les mitrailleuses crépitent, fauchant les positions françaises.
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Panel 1:Totalement submergé dans les vallées de Chémery, le régiment vole en éclats. Une grande partie des hommes y est faite prisonnière sur place le 14 mai au milieu des décombres avant d'être envoyée dans les Stalags allemands
Narrator:“Totalement submergé dans les vallées de Chémery, le régiment vole en éclats. Une grande partie des hommes (dont le père du futur réalisateur Alain Hiver) y est faite prisonnière sur place le 14 mai au milieu des décombres avant d'être envoyée dans les Stalags allemands”
Panel 2: En fin d'après-midi, le 1er bataillon subit de plein fouet les effets de la débandade des troupes d'artillerie de l'arrière. Contrairement à d'autres unités de la 55e division d'infanterie qui s'effondrent immédiatement, le commandement du bataillon parvient à maintenir une relative cohésion parmi ses compagnies. Il établit des barrages d'infanterie improvisés à la lisière des bois pour stopper la panique et intercepter les fuyards
Narrator:“ Lors du déclenchement de la contre-attaque au matin du 14 mai, tandis que le 2e bataillon s'élance vers les hauteurs de Bulson, le 1er bataillon reçoit pour mission d'assurer la protection du flanc gauche du dispositif français. Il doit interdire aux détachements motorisés allemands de déborder l'axe principal.”
Panel 3: Ses compagnies, armées uniquement de fusils-mitrailleurs et de grenades, font face aux blindés lourds allemands. Les points d'appui du bataillon sont contournés et enveloppés un par un par l'infanterie d'assaut ennemie
Narrator:“ Rapidement privé du soutien des chars du 7e BCC (décimés à Chémery), le 1er bataillon se retrouve isolé. Ses compagnies, armées uniquement de fusils-mitrailleurs et de grenades, font face aux blindés lourds allemands. Les points d'appui du bataillon sont contournés et enveloppés un par un par l'infanterie d'assaut ennemie”
Panel 4: le commandant Olivier et les survivants de son bataillon, à court de munitions face aux mitrailleuses des blindés allemands, sont contraints de se rendre en fin de matinée.
Narrator:“Totalement encerclés, coupés du reste du régiment et du colonel Labarthe, le commandant Olivier et les survivants du 2eme bataillon, à court de munitions face aux mitrailleuses des blindés allemands, sont contraints de se rendre en fin de matinée.”
Panel 5: les compagnies du 3e bataillon s'accrochent aux lisières de bois et aux talus. Ils subissent le feu de l'infanterie d'assaut allemande, appuyée par un pilonnage intensif de mortiers.
Narrator:“Le 3e bataillon du 213e RI (III/213e RI) a joué le rôle de bouclier de flanc droit et d'unité d'arrière-garde [2] pendant la tragique journée du 14 mai 1940. Son action s'est déroulée à l'est de l'axe de contre-attaque principal Bulson-Chémery, dans un secteur boisé et accidenté.”
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Panel 1:les sections de mitrailleuses du III/213e RI parviennent temporairement à ralentir l'infiltration ennemie
Narrator:“Profitant du couvert végétal, les sections de mitrailleuses du III/213e RI parviennent temporairement à ralentir l'infiltration ennemie. Cependant, l'effondrement rapide du centre du régiment à Chémery [2] laisse le 3e bataillon totalement isolé, sans liaisons avec le poste de commandement du lieutenant-colonel Labarthe. ”
Panel 2:les éléments survivants du 3e bataillon reçoivent l'ordre de décrocher. Ils doivent se sacrifier pour former une arrière-garde afin de permettre aux restes des autres unités de fuir vers le sud.
Narrator:“En fin de matinée, alors que le régiment est brisé, les éléments survivants du 3e bataillon reçoivent l'ordre de décrocher. Ils doivent se sacrifier pour former une arrière-garde afin de permettre aux restes des autres unités de fuir vers le sud.”
Panel 3:L'officier allemand lève son bras en signal d'attaque. Le Feldwebel gesticule pour coordonner l'avancée.
“Feldwebel: Vorwärts! Feuer auf die Franzosen!”
Panel 4:Les éléments survivants du 213e RI se replient en direction du sud, vers le massif forestier du Mont-Dieu et les hauteurs de Stonne.
Narrator:“Étrillé et ayant perdu une grande partie de son effectif et de ses officiers lors de cette matinée sanglante du 14 mai, le régiment n'a plus la capacité opérationnelle de mener des contre-attaques d'envergure. • Les éléments survivants du 213e RI se replient en direction du sud, vers le massif forestier du Mont-Dieu et les hauteurs de Stonne. • Ce repli désespéré mais tenace a permis de faire gagner de précieuses heures aux unités de première ligne fraîches (la 3e Division d’Infanterie Motorisée et la 3e Division Cuirassée) qui arrivaient sur zone pour ériger le fameux "mur de Stonne"”
Panel 5:Gros plan sur le visage du Feldwebel, traits stricts, yeux bleu acier. Il crie un ordre en allemand, pointant du doigt vers les positions françaises. Autour de lui, les Soldats allemands se déploient en formation d'attaque, fusils Kar98k prêts. Les uniformes feldgrau se détachent nettement contre le ciel bleu.
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Panel 1:le 213e RI reçoit l'ordre de s'installer à la hâte en position défensive face à l'ouest et au nord-ouest pour bloquer la brèche monumentale ouverte par les Panzers.
Narrator:“Le IIIe Bataillon du 213e RI reçoit l'ordre de s'installer à la hâte en position défensive face à l'ouest et au nord-ouest pour bloquer la brèche monumentale ouverte par les Panzers. ”
Panel 2:Éparpillé sous les bombes, le IIIe bataillon parvient à ralentir la progression allemande de quelques heures, offrant le répit nécessaire aux unités de la 3e DIM pour se déployer solidement sur le secteur clé de Stonne
Panel 3:
Narrator:“Alors que les deux premiers bataillons du régiment se font écraser à Chémery et Bulson dès 8h30 du matin, le 3e bataillon et sa 12e compagnie sont déployés plus au sud, en position de recueil près de Maisoncelle.”
Panel 4: Posté plus au sud, vers l'axe de Maisoncelle-et-Villers, le bataillon voit déferler dès la fin de matinée les blessés et les survivants des deux premiers bataillons.
Narrator:“La mission de recueil : Posté plus au sud, vers l'axe de Maisoncelle-et-Villers, le bataillon voit déferler dès la fin de matinée les blessés et les survivants des deux premiers bataillons. replis en direction du sud, vers le massif forestier du Mont-Dieu et les hauteurs de Stonne.”
Panel 5:Vue d'ensemble de la débâcle : les Soldats français 1 et Soldats français 2 se replient en désordre, certains courant vers le sud, d'autres se battant encore. Les positions défensives sont débordées. Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon courent à travers un champ de blé, leurs uniformes déchirés, leurs visages terrifiés. Le Lieutenant crie depuis une position arrière, tentant de regrouper les survivants.
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Panel 1:Totalement encerclés, coupés du reste de l'armée et leurs pièces lourdes ayant été détruites ou sabotées, les survivants de la 12e compagnie sont submergés par l'ennemi.
Panel 2:Le régiment se replie sur les hauteurs stratégiques du village de Stonne, une position clé qui domine la plaine et empêche les Allemands de foncer vers le sud
Narrator:“Le régiment se replie sur les hauteurs stratégiques du village de Stonne, une position clé qui domine la plaine et empêche les Allemands de foncer vers le sud”
Panel 3:Aux côtés de la 3e DIM (Division d'Infanterie Motorisée) et des puissants chars B1 Bis de la 3e DCR, le 213e RI s'enterre dans des trous de combat. On s'y bat maison par maison, le village changeant de main à de multiples reprises.
Panel 4:Les Panzers allemands entrent dans le village de stonne , leurs chenilles écrasant les pavés. L'officier allemand dirige l'opération, assis sur la tourelle du premier char. Le Feldwebel marche aux côtés du char, carnet de notes toujours à la main, enregistrant les positions défensives françaises. Les Soldats allemands sautent des véhicules de transport, formant une ligne d'assaut.
“officier allemand: Encercler les positions françaises. Aucun survivant ne doit s'échapper.”
Panel 5:Gros plan sur le visage du Feldwebel, yeux bleu acier fixés sur les positions françaises. Il écrit rapidement dans son carnet, documentant chaque détail. Autour de lui, les Soldats allemands se déploient avec précision militaire, mitrailleuses levées. Le bruit des chenilles des Panzers résonne dans les rues du village.
“Feldwebel: Infanterie française repérée dans les fermes.”
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Panel 1:Les Stuka allemands piquent sur les positions françaises de stonne. Les bombardiers en piqué Junkers Ju 87 descendent du ciel bleu, leurs moteurs hurlants terrifiant. Des bombes sont larguées, explosant dans les fermes et les vergers. Les murs en pierre s'effondrent. Le sol vibre sous les impacts. Les Soldats français 1 et Soldats français 2 se plaquent contre les murs, couvrant leurs têtes.
Narrator:“Les Stukas font leur apparition. Pas d'appui aérien français pour les contrer.”
Panel 2:Les hommes subissent la suprématie aérienne absolue de l'ennemi et le feu incessant de l'artillerie allemande. Malgré le manque de soutien et l'épuisement, le régiment contribue à fixer d'importantes forces d'élite allemandes (comme le régiment Grossdeutschland et la 10. Panzer-Division
Panel 3:Les Soldats allemands avancent en formation d'attaque, fusils levés, se déployant entre les fermes. Ils utilisent les bâtiments en ruines pour se couvrir, progressant méthodiquement. Le Feldwebel crie des ordres, coordonnant l'encerclement. Les mitrailleuses allemandes crépitent, fauchant les positions françaises.
“Feldwebel: Encercler par la gauche et la droite!”
Panel 4:A l’aube du 15 mai, les Allemands se lancent à l’assaut des hauteurs du bois de Mont-Dieu, à l’est du village. Stoppé net par un feu nourri, l’assaut est un échec cuisant. Les Allemands obtiennent un cessez le feu de trois heures pour récupérer leurs morts et leurs blessés.
“officier allemand: je souhaite un cessez le feu de trois heures pour récupérer nos morts et nos blessés. lieutenant: entendu , un cessez le feu de trois heures pour récupérer les morts et les blessés de chaque coté.”
Panel 5: Après dix jours de sacrifice continu, le régiment est exsangue. Le 24 mai au soir, devant la menace grandissante d'un encerclement par les flancs à Tannay et Oches, l'ordre de rompre le contact est donné. Le 213e RI abandonne ses lignes à Stonne et entame sa retraite vers le sud.
Panel 6:L'engagement face aux Panzers au nord de Stonne a coûté la vie (ou la capture) à près d'un tiers du régiment en seulement 24 heures.
Narrator:“Lorsque le 213e RI reçoit l’ordre de décrocher de la butte de Stonne dans la nuit du 24 au 25 mai 1940, les hommes reculent à pied à travers un couloir de plus en plus étroit. • Un abri naturel : Le massif forestier de Boult-aux-Bois (et la forêt de Bourgogne attenante) offre une protection vitale contre l'aviation allemande (Stukas) qui harcèle les colonnes françaises à découvert.”
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Panel 1:cette bataille oppose les forces françaises aux troupes allemandes pour le contrôle du village stratégique de Stonne
Narrator:“La bataille de Stonne (14 au 25 mai 1940) est l'un des affrontements les plus acharnés et les plus meurtriers de la campagne de France. Surnommée le « Verdun de 1940 », cette bataille oppose les forces françaises aux troupes allemandes pour le contrôle du village stratégique de Stonne et de ses collines, qui dominent la région de Sedan.”
Panel 2:contre-attaque française de la 3e division cuirassée (3e DCR), équipée de chars lourds B1 bis., de la 3e division d'infanterie motorisée (3e DIM) et du 4e bataillon de chars de combat (4e BCC)
Narrator:“L'enjeu stratégique • Verrouiller la percée : Après avoir franchi la Meuse à Sedan, les Allemands veulent sécuriser leur flanc sud pour foncer vers la Manche. [1] • Hauteurs dominantes : Le village de Stonne est situé sur un plateau élevé. Le contrôler permet de surveiller et de bombarder toute la zone de Sedan. • Contre-attaque française : Pour le commandement français, reprendre Stonne est l'unique moyen de stopper l'invasion allemande et de protéger le reste du pays.”
Panel 3:le capitaine français Pierre Billotte, à bord de son char lourd B1 bis nommé "Eure", entre seul dans le village de Stonne.
Narrator:“le 16 mai 1940, le capitaine français Pierre Billotte, à bord de son char lourd B1 bis nommé "Eure", entre seul dans le village de Stonne. ”
Panel 4:le char lourd B1 bis détruit à lui seul une colonne de 13 chars allemands ( (deux Panzer IV et onze Panzer III) ) et 2 canons antichars.Malgré 140 impacts de obus ennemis sur sa cuirasse
Narrator:“le char lourd B1 bis détruit à lui seul une colonne de 13 chars allemands (Panzer III et Panzer IV) et 2 canons antichars.”
Panel 5:char de l'armée française le plus puissant en service en 1940, lors de la seconde guerre mondiale.
Narrator:“Char B1 bis, successeur du FT et du B1 Ce char de l'armée française était le plus puissant en service en 1940, lors de la seconde guerre mondiale. Considéré comme un "char à l'ancienne" construit par Renault, dont l'artillerie principale était placée dans le fort, ce qui réduisait la portée de vue. Son blindage est de 60 mm à l'avant et 55 mm sur les flancs, comme préconisé par le général Velpry, alors inspecteur des chars. Il craint les nouvelles armes antichars, qui ont commencé à apparaître en particulier lors de la guerre d'Espagne. Le B1 bis est équipé d’un canon de 47mm, deux mitrailleuses, et un canon lourd de 75mm, pour un équipage de 4 hommes. Le canon principal de 75mm est situé à droite sous le poste de conduite, et était servi par le chauffeur. L’arme étant fixe, il fallait faire pivoter tout le char pour l’aligner sur l’ennemi. La réserve de munitions prenait place le long des parois latérales.”
Panel 6:La bataille de Stonne brise le mythe d'une Wehrmacht traversant le pays sans résistance
Narrator:“La bataille de Stonne, surnommée le « Verdun de 1940 » par les Allemands eux-mêmes, s'est déroulée du 14 au 25 mai 1940 dans les Ardennes. Elle reste l'un des affrontements les plus féroces, sanglants et destructeurs de la campagne de France, brisant le mythe d'une Wehrmacht traversant le pays sans résistance”
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Panel 1:la section retraite vers le massif forestier de Boult-aux-Bois
“aspirant duport Jean: avez vous une carte , on doit se rendre dans le massif forestier de Boult-aux-Bois Prêtre: voici une carte et voici le chemin à prendre”
Narrator:“l'aspirant est obligé de prendre des cartes dans les villages pour trouver sa route”
Panel 2:la section campe dans un cimetière pour la nuit
Panel 3:l'aspirant contacte l'état major en utilisant le téléphone d'un bureau de poste dans un village
Narrator:“l'aspirant contacte l'état major en utilisant le téléphone d'un bureau de poste dans un village”
Panel 4:un soldat récupère le cheval d'un spahi et le donne à l'aspirant
“Soldats français: mon lieutenant prenez ce cheval, vous devez tenir votre rang aspirant duport Jean: merci, soldat”
Panel 5:les routes sont encombrée de civils fuyant les zones de combats
Narrator:“ ”
Panel 6:un gendarme hystérique arrête la section pour contrôle d'identité, sort son arme en les accusant d'être de la cinquième colonne. Il est abattu , l'aspirant est sur son cheval
Narrator:“L'armée allemande a véritablement utilisé des commandos d'élite infiltrés derrière les lignes françaises (notamment des éléments du bataillon Brandenbourg). • Leurs actions : Ces agents portaient parfois des uniformes français ou des vêtements civils. Ils avaient pour mission de couper les câbles téléphoniques, de modifier les panneaux de signalisation pour égarer les troupes en retraite, ou de propager de fausses rumeurs d'encerclement. ”
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Panel 1:Le 213ᵉ régiment d'infanterie (213ᵉ RI) était un régiment de réserve de série B, mobilisé en septembre 1939 (région militaire de Besançon / Dijon) et rattaché à la 55ᵉ division d'infanterie (55ᵉ DI) (Xᵉ corps d'armée, IIᵉ armée).
Narrator:“Le 213ᵉ régiment d'infanterie (213ᵉ RI) était un régiment de réserve de série B, mobilisé en septembre 1939 (région militaire de Besançon / Dijon) et rattaché à la 55ᵉ division d'infanterie (55ᵉ DI) (Xᵉ corps d'armée, IIᵉ armée).”
Panel 2:Voici sa structure et son organisation théorique et opérationnelle au moment de la bataille de Sedan (13-14 mai 1940)
Narrator:“État-Major du Régiment • Commandant le régiment : Lieutenant-colonel Labarthe • Chef d'état-major : Capitaine Baudouin Unités régimentaires d'appui : • Compagnie Commandement Régimentaire (CCR) : Transmissions, servitudes, chenillettes d'avitaillement (Renault UE). • Compagnie Régimentaire d'Engins (CRE) : ◦ Section de canons antichars de 25 mm SA 34/37 (Lt de Bordeneuve, Asp. Duport). ◦ Section de mortiers de 81 mm. • Compagnie Hors-Rang (CHR) : Logistique, santé, approvisionnement, pionniers.”
Panel 3:Le régiment comptait trois bataillons d'infanterie.
Narrator:“Structure des Bataillons (Mai 1940) Le régiment comptait trois bataillons d'infanterie. 1ᵉʳ Bataillon • Commandant : Chef de bataillon Brébant • Composition : 1ᵉʳ, 2ᵉ, 3ᵉ compagnies de fusiliers-voltigeurs + 1ᵉʳe compagnie d'accompagnement (CAB 1 - mitrailleuses Hotchkiss et mortiers de 60 mm). 2ᵉ Bataillon • Commandant : Chef de bataillon Micault • Composition : 5ᵉ, 6ᵉ, 7ᵉ compagnies de fusiliers-voltigeurs + 2ᵉ compagnie d'accompagnement (CAB 2). 3ᵉ Bataillon • Commandant : Chef de bataillon Ancelet • Composition : ◦ 9ᵉ compagnie : Capitaine Besson ◦ 10ᵉ compagnie : Capitaine Boillot ◦ 11ᵉ compagnie : Capitaine Clerc ◦ 3ᵉ compagnie d'accompagnement (CAB 3) : Capitaine Dumont”
Panel 4:Particularité du 213ᵉ RI en mai 1940 Le 213ᵉ RI étant un régiment de réserve de série B (mobilisé avec des réservistes plus âgés) : • Mélange d'active et de réserve : Hormis le chef de corps (lieutenant-colonel Labarthe), quelques chefs de bataillons et capitaines qui étaient d'active ou de la réserve active, la grande majorité des lieutenants, sous-lieutenants et aspirants étaient des Officiers de Réserve (EOR) remobilisés en septembre 1939. • Aspirants : Plusieurs sections (notamment dans la CRE ou les compagnies d'accompagnement, comme l'aspirant Duport) étaient commandées par des aspirants qui comptaient dans la catégorie des officiers du rang de
Narrator:“Dans un régiment d'infanterie de ligne de type nord-est en mai 1940 (comme le 213ᵉ RI), l'effectif théorique d'encadrement comprenait environ 80 à 85 officiers pour un total d'environ 3 000 à 3 100 hommes (sous-officiers et hommes de troupe). Particularité du 213ᵉ RI en mai 1940 Le 213ᵉ RI étant un régiment de réserve de série B (mobilisé avec des réservistes plus âgés) : • Mélange d'active et de réserve : Hormis le chef de corps (lieutenant-colonel Labarthe), quelques chefs de bataillons et capitaines qui étaient d'active ou de la réserve active, la grande majorité des lieutenants, sous-lieutenants et aspirants étaient des Officiers de Réserve (EOR) remobilisés en septembre 1939. • Aspirants : Plusieurs sections (notamment dans la CRE ou les compagnies d'accompagnement, comme l'aspirant Duport) étaient commandées par des aspirants qui comptaient dans la catégorie des officiers du rang de”
Panel 5:Environ 3 000 hommes (très forte proportion de réservistes de plus de 30 ans).
Narrator:“Effectifs et Matériels du Régiment • Effectif théorique : Environ 3 000 hommes (très forte proportion de réservistes de plus de 30 ans). • Armement individuel : Fusils Lebel, Berthier, pistolets-mitrailleurs MAS 38.”
Panel 6:
Narrator:“ • Armement collectif : ◦ Mitrailleuses : 48 mitrailleuses Hotchkiss 8 mm Mle 1914. ◦ Fusils-mitrailleurs : ~108 FM 24/29. ◦ Mortiers : 9 mortiers de 60 mm et 8 mortiers de 81 mm. ◦ Antichars : 12 canons antichars de 25 mm SA 34/37 (répartis entre la CRE et les CAB).”
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Panel 1:compagnies de fusiliers-voltigeurs (1re, 2e et 3e compagnies), dotées de fusils Lebel ou Berthier, de fusils-mitrailleurs (FM 24/29) et de grenades.
Narrator:“La structure réglementaire d'une compagnie (1940) Une compagnie de fusiliers-voltigeurs à effectif complet (environ 175 à 190 hommes) est commandée par un capitaine assisté de lieutenants et sous-lieutenants. Elle est articulée de la façon suivante : • La Section de Commandement : Autour du capitaine, elle gère les transmissions (coureurs, estafettes à pied ou à moto), l'observation et le secrétariat de l'unité. • 4 Sections de Combat (ou de Fusiliers-Voltigeurs) : Chaque section (commandée par un lieutenant ou un adjudant) est le noyau tactique de base. • Le Train de Combat (TC) : Gère le ravitaillement immédiat en munitions et en vivres, souvent à l'aide de voitures hippomobiles légères ou de camionnettes”
Panel 2:
Panel 3:
Panel 4:
Panel 5:
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Panel 1:Le 1er bataillon du 213e RI (I/213e RI) a partagé le destin tragique du régiment lors de la bataille de Sedan, mais avec une trajectoire opérationnelle légèrement distincte de celle du 2e bataillon. Alors que ce dernier était jeté en pointe frontale, le 1er bataillon a principalement servi de bouclier de flanc et d'unité d'arrêt dans le chaos des 13 et 14 mai 1940.
Narrator:“ • Le choc de la rumeur de Bulson : En fin d'après-midi, le bataillon subit de plein fouet les effets de la débandade des troupes d'artillerie de l'arrière. Contrairement à d'autres unités de la 55e division d'infanterie qui s'effondrent immédiatement, le commandement du 1er bataillon parvient à maintenir une relative cohésion parmi ses compagnies. Il établit des barrages d'infanterie improvisés à la lisière des bois pour stopper la panique et intercepter les fuyards. • La couverture du flanc ouest (14 mai) : Lors du déclenchement de la contre-attaque au matin du 14 mai, tandis que le 2e bataillon s'élance vers les hauteurs de Bulson, le 1er bataillon reçoit pour mission d'assurer la protection du flanc gauche du dispositif français. Il doit interdire aux détachements motorisés allemands de déborder l'axe principal. • La submersion par les Panzer : Rapidement privé du soutien des chars du 7e BCC (décimés à Chémery), le 1er bataillon se retrouve isolé. Ses compagnies, armées uniquement de fusils-mitrailleurs et de grenades, font face aux blindés lourds allemands. Les points d'appui du bataillon sont contournés et enveloppés un par un par l'infanterie d'assaut ennemie.”
Panel 2: Face à l'anéantissement des blindés de soutien français et sous un feu croisé d'artillerie particulièrement meurtrier, le commandant de la Bije doit constater l'impossibilité de progresser. C'est dans ce contexte de chaos, alors que les lignes de communication avec l'état-major de la 55e division d'infanterie s'effondrent, qu'il orchestre le repli défensif de ses hommes vers les bois de La Neuville-à-Maire et du Fond d'Agot.
Narrator:“ Face à l'anéantissement des blindés de soutien français et sous un feu croisé d'artillerie particulièrement meurtrier, le commandant de la Bije doit constater l'impossibilité de progresser. C'est dans ce contexte de chaos, alors que les lignes de communication avec l'état-major de la 55e division d'infanterie s'effondrent, qu'il orchestre le repli défensif de ses hommes vers les bois de La Neuville-à-Maire et du Fond d'Agot.”
Panel 3:Au lever du jour, le bataillon du commandant Olivier s'élance depuis le secteur de Maisoncelles vers le nord. Son objectif est de reprendre les hauteurs stratégiques de Bulson en liaison avec les chars légers FCM 36 du 7e bataillon de chars de combat (7e BCC).
Narrator:“Le 2e bataillon du 213e RI (II/213e RI) a été l'unité la plus durement éprouvée lors de la journée tragique du 14 mai 1940 à Chémery et Bulson. Placé en pointe de la contre-attaque française, il a subi de plein fouet le choc initial des blindés allemands. • Le commandant : Le 2e bataillon était sous les ordres du chef de bataillon (commandant) Émile Olivier. • Effectifs : Unité de réserve de « série B », le bataillon manquait cruellement d'équipements modernes, de liaisons radio et d'instruction récente. • Composition : Il était constitué de trois compagnies de combat (les 5e, 6e et 7e compagnies) et d'une compagnie d'accompagnement (la CA2, dotée de mitrailleuses et de mortiers légers). ”
Panel 4:le 2e bataillon effectue une retraite dite « en perroquet » (une compagnie couvre le repli des autres).
Narrator:“au lieu de fuir en désordre, le 2e bataillon effectue une retraite dite « en perroquet » (une compagnie couvre le repli des autres). • Axe de retraite : Le bataillon glisse au sud de Maisoncelles en direction des villages de Artaise-le-Vivier et Tannay. • Fixation de l'ennemi : Profitant du terrain accidenté et des lisières de bois, le capitaine Couturier déploie ses sections de mitrailleuses pour interdire les chemins aux reconnaissances blindées allemandes. Cette résistance locale ralentit la progression ennemie vers le canal des Ardennes.”
Panel 5:Le 3e bataillon du 213e RI (III/213e RI) a joué le rôle de bouclier de flanc droit et d'unité d'arrière-garde [2] pendant la tragique journée du 14 mai 1940. Son action s'est déroulée à l'est de l'axe de contre-attaque principal Bulson-Chémery, dans un secteur boisé et accidenté.
Narrator:“ • le 3e bataillon est déployé pour protéger le flanc droit de la contre-attaque. • L'objectif : Sa mission est d'empêcher les forces allemandes (notamment la 10e Panzer-Division et le régiment d'élite Grossdeutschland) de déborder le régiment par l'est, depuis l'axe de Noyers-Pont-Maugis et de la forêt de la Marfée”
Panel 6: repli vers le sud : Bousculé et menacé d'encerclement, le bataillon se fragmente. Les rescapés entament une retraite difficile à travers les bois en direction de Raucourt [2] et Buzancy.
Narrator:“ • En fin de matinée, alors que le régiment est brisé, les éléments survivants du 3e bataillon reçoivent l'ordre de décrocher. Ils doivent se sacrifier pour former une arrière-garde afin de permettre aux restes des autres unités de fuir vers le sud. • Le repli vers le sud : Bousculé et menacé d'encerclement, le bataillon se fragmente. Les rescapés entament une retraite difficile à travers les bois en direction de Raucourt [2] et Buzancy.”
