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213EME RI 1

L'Alerte de Sedan

Le document retrace le destin tragique du 213e Régiment d'Infanterie (RI), une unité de réserve française, lors de la percée allemande à Sedan en mai 1940. Pris dans la panique et mal équipé, le régiment est anéanti lors d'une contre-attaque désespérée. Les quelques survivants sont ensuite amalgamés avec d'autres débris d'unités pour former le 135e RI. Cette nouvelle unité est immédiatement jetée dans les combats d'arrière-garde pour ralentir l'avancée allemande. La campagne se termine par un sacrifice final à Maclaunay en juin 1940, où les derniers soldats se battent jusqu'à l'épuisement de leurs munitions avant d'être tués ou capturés.

En mai 1940, le 213e Régiment d'Infanterie du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe repose dans les cantonnements des Ardennes, loin de la ligne de front. L'atmosphère de la « Drôle de Guerre » s'efface brutalement quand les ordres arrivent : l'armée allemande franchit la Meuse à Sedan. Le régiment, une unité de réserve « série B » mal équipée et dépourvue de canons antichars, reçoit ses premières consignes de mouvement. Les hommes découvrent l'équipement standard de l'infanterie française—le fusil Berthier, le casque Adrian, les bandes molletières—tandis que les officiers étudient anxieusement les positions défensives autour de Chéhéry et Bulson. Labarthe ordonne le rassemblement de ses bataillons et la marche vers la ligne de défense fixée en arrière du secteur de Sedan. L'offensive allemande est lancée dans les Ardennes. Le 213e RI, l'unité qui deviendra le 135e, est mis en alerte dans le secteur critique de Sedan.

Guerre HistoriqueRealisticFrench10 pages
▸ CAST

CHARACTERS

panzer IV

protagonist

Commandant Émile Olivier

supporting

Officier français dans la quarantaine, commandant du 2e bataillon. Son uniforme est celui d'un officier de terrain en 1940, pratique et usé. Silhouette trapue, visage énergique, il incarne le chef qui mène ses hommes au combat malgré des ordres désespérés.

Courrier militaire

protagonist

Marcel Maurice Van Den Brock

minor

Soldat français (fantassin) du 135e RI, début vingtaine. Il porte l'équipement complet du 'poilu' de 1940 : capote kaki, bandes molletières, casque Adrian, et fusil Berthier. Son visage est celui d'un jeune homme ordinaire, fatigué et sale, pris dans la tourmente de la guerre.

Gaston Pierre A. Léon

minor

Soldat français du 135e RI, au profil similaire à Van Den Brock. Il incarne le fantassin de base, combattant dans les fermes de Maclaunay. Uniforme de 1940, l'air épuisé mais tenant sa position.

chef de bataillon

protagonist

commandant infanterie

lieutenant

protagonist

canon de 25

protagonist

chenillette

protagonist

résumé 40 papa

protagonist

Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle

supporting

Homme de 57 ans, député et ancien ministre engagé volontaire. Son uniforme de sous-lieutenant est impeccable mais il a l'allure d'un homme d'État plus que d'un soldat. Cheveux grisonnants, lunettes, il a une posture droite et une expression de gravité patriotique.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne

supporting

Officier supérieur commandant la 59e Division Légère d'Infanterie. La cinquantaine, grand, mince, avec une fine moustache. Il porte un uniforme de colonel bien coupé, typique de l'état-major de 1940. Son attitude est celle d'un officier de carrière essayant de maintenir la cohésion d'une unité formée dans l'urgence.

Lieutenant Alexis George

supporting

Jeune officier de réserve du 135e RI, dans la vingtaine. Il porte l'uniforme de lieutenant de l'infanterie française de 1940. Son visage est encore jeune, mais son expression est durcie par l'intensité des combats. Il représente la jeunesse sacrifiée.

Lucien Mirat

minor

Habitant de Maclaunay, homme d'âge mûr (environ 50 ans). Vêtements de civil rural des années 40 : pantalon de travail, chemise simple, casquette. Son visage est creusé par la peur et l'épuisement, contraint d'accomplir la tâche macabre de ramasser les corps.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe

protagonist

Homme français d'environ 50 ans, commandant du 213e RI. Il porte l'uniforme d'officier supérieur de l'armée française de 1940 : képi ou casque Adrian, tunique et pantalon kaki, ceinturon Sam Browne en cuir. Son visage est marqué par la fatigue et la tension du commandement en pleine débâcle. Moustache poivre et sel, regard déterminé mais inquiet.

Soldats français 1

supporting

Jeune infanteur du 135e Régiment d'Infanterie française en juin 1940. Visage jeune et terrifié aux yeux écarquillés et aux joues maculées de boue et de sueur, cheveux brun court mouillés. Il porte la capote croisée en drap kaki modèle 1938, le pantalon-golf kaki avec bandes molletières et des brodequins en cuir marron usé. Il est coiffé d'un casque Adrian M1926 kaki estampé du symbole de l'infanterie, porte un ceinturon en cuir brun avec cartouchières et tient nerveusement son fusil Berthier M1916.

Soldats allemands

supporting

Troupe de soldats de la Wehrmacht en mai-juin 1940. Visages fermes et concentrés, teints clairs, têtes coiffées du casque d'acier Stahlhelm M35 de couleur gris-vert feldgrau. Ils portent la veste de treillis de combat feldgrau à quatre poches, un pantalon assorti rentré dans des bottes de cuir noir, ainsi qu'un bretellage en cuir noir supportant des cartouchières. Ils sont armés de fusils Mauser Kar98k et de pistolets-mitrailleurs MP40, emportant également leurs boîtiers cylindriques métalliques pour masque à gaz et leurs gourdes.

Soldats français 2

supporting

Servant de mitrailleuse trentenaire du 135e RI, stoïque face à l'assaut. Visage émacié et cerné, couvert d'une barbe de plusieurs jours et de suie de tir. Il porte une capote kaki déboutonnée au col, un casque Adrian rayé et cabossé, ainsi que des gants de toile sombres salis de graisse. Il empoigne les poignées d'une mitrailleuse Hotchkiss M1914 posée sur le rebord d'une tranchée de sacs de sable. Des étuis de cartouches en laiton entourent sa position.

Soldats français

minor

Groupe représentatif de la piétaille française de 1940, composé d'hommes de réserve d'âges variés entre 20 et 40 ans. Visages tirés, creusés par le manque de sommeil et salis par la terre des tranchées. Leurs uniformes kaki sont élimés et tachés de boue, avec des capotes en drap lourdes, des casques Adrian et leurs fusils Lebel ou Berthier gardés à portée de main.

Autre prisonnier

minor

Soldat français trentenaire retenu dans un camp de prisonniers allemand. Visage amaigri et tiré par les privations, marqué par la poussière et une barbe de trois jours. Cheveux châtains hirsutes sous un calot militaire fatigué. Il porte la capote militaire française modèle 1940 usée, râpée et souillée par la captivité, le col ouvert, traduisant le dénuement des prisonniers du stalag.

Femme du village

minor

Femme rurale française d'une cinquantaine d'années au visage marqué par le chagrin et le labeur. Cheveux bruns striés de gris rassemblés en un chignon bas. Yeux sombres empreints de compassion et de deuil. Elle porte une robe noire simple en laine, un tablier sombre et un fichu noir sur les épaules, habitus typique du deuil dans les campagnes françaises de 1940.

Soldat français 1

minor

Jeune soldat réserviste français d'une vingtaine d'années aux cheveux bruns coupés court et aux yeux foncés écarquillés par la terreur. Son visage est blême, taché de suie et de transpiration. Il porte la capote militaire kaki Modèle 1938 déboutonnée, un casque Adrian M1915 éraflé posé de travers sur la tête, un pantalon en drap kaki avec des bandes molletières mal ajustées. Son expression reflète une panique totale et l'angoisse face à l'avancée allemande.

Officier d'état-major

supporting

Un homme d'une quarantaine d'années aux cheveux bruns coupés court et plaqués par la sueur, le visage pâle et couvert de poussière de guerre. Il a des cernes profonds et des yeux sombres écarquillés par la terreur et la fatigue. Il porte la vareuse d'officier de l'armée française de 1940 en drap kaki, partiellement déchirée au niveau des épaules et maculée de boue séchée, ainsi qu'un ceinturon Sam Browne en cuir brun avec étui de revolver. Il garde à la main un dossier en carton corné rempli de feuillets de rapports militaires froissés et tachés.

Feldwebel

supporting

Grand homme allemand d'une quarantaine d'années aux traits stricts et anguleux, au teint clair et aux yeux bleu acier. Cheveux blonds coupés très court sur les côtés. Il est vêtu d'un uniforme feldgrau de la Wehrmacht impeccablement ajusté, arborant les galons de sous-officier (Feldwebel) sur les épaules et la manche, un casque en acier Stahlhelm M35, des bottes de marche en cuir noir et un ceinturon en cuir garni de cartouchières. Il porte un carnet de notes militaire à la main.

Soldat français 2

minor

Soldat français de réserve d'une quarantaine d'années, aux cheveux châtains grisonnants et à la fine moustache soignée. Visage mûr, fatigué mais empreint de sang-froid. Il porte l'uniforme réglementaire de 1940 avec capote kaki râpée, casque Adrian bien ajusté et cartouchières en cuir brun à la ceinture. Il tente de maintenir l'ordre et la discipline parmi ses camarades.

Officier français en civil

supporting

Homme de 45 ans au visage anguleux et à la fine moustache soignée. Cheveux bruns grisonnants aux tempes, coupés court. Yeux sombres, vifs et vigilants. Il porte des vêtements civils des années 1940 : un long manteau gris en drap de laine sombre, un chapeau feutre mou gris rabattu sur le front, un costume sombre avec cravate, et des chaussures en cuir patiné, lui permettant de se fondre dans la foule en zone occupée.

officier allemand

protagonist

Cavalier

supporting

Cavalier de l'armée française âgé d'une trentaine d'années. Il a les yeux cernés de fatigue, le visage couvert d'une épaisse couche de poussière et de boue séchée. Il porte la veste en cuir sombre des troupes à cheval, un casque Adrian M1926 à jugulaire, des gants en cuir usés et de hautes bottes de cavalerie crottées. Sa posture est tendue et extrêmement précipitée après un trajet éprouvant.

Officier prisonnier

minor

Officier français captif d'une quarantaine d'années. Visage creusé par les épreuves, mâchoire serrée, yeux clairs et observateurs. Cheveux châtains foncés coiffés en arrière. Il porte une vareuse d'officier de l'armée française de 1940 défraîchie et sans galons, une chemise kaki avec cravate usée et défaite, conservant une posture droite et disciplinée malgré les conditions de détention.

Prêtre

supporting

Un prêtre catholique de campagne d'environ soixante ans, à la silhouette mince et voûtée. Son visage émacié affiche des traits bienveillants mais éprouvés par la guerre, avec des yeux clairs et des cheveux blancs coupés court. Il porte une soutane noire en tissu épais, râpée et tachée de boue au niveau de l'ourlet, un col romain blanc rigide et tient en main une simple croix de procession en bois sombre.

Maire

supporting

Homme âgé d'environ 65 ans au visage profondément creusé par les rides, l'épuisement et l'inquiétude. Cheveux gris-blanc clairsemés, sourcils fuyants et yeux sombres marqués par la fatigue. Il porte un costume trois-pièces civils en laine noire usée et couverte de poussière, une chemise blanche au col ouvert légèrement défraîchie, et de vieux souliers en cuir marron frotter par la terre.

Stuka (dans l'action)

minor

Bombardier en piqué Junkers Ju 87 Stuka de la Luftwaffe en pleine phase d'attaque au-dessus de la France en 1940. Avion militaire allemand monomoteur à ailes en mouette inversées et train d'atterrissage fixe sous carénage robuste. Peinture de camouflage réglementaire vert foncé et noir sur le dessus avec dessous bleu ciel, arborant les insignes de la Balkenkreuz sur les ailes et le fuselage. Aperçu en piqué vertigineux vers le sol, lâchant une bombe sous son fuselages au milieu des explosions et de la fumée noire au-dessus des batteries d'artillerie françaises.

char b bis

supporting

Soldat allemand

supporting

Un soldat de la Wehrmacht allemande en mai-juin 1940, âgé d'une vingtaine d'années. Il porte l'uniforme militaire feldgrau réglementaire composé d'une veste verte-grise à boutons métalliques, d'un pantalon assorti et de bottes de marche en cuir noir. Il est coiffé d'un casque en acier Stahlhelm M35. Son équipement comprend un ceinturon en cuir noir avec des cartouchières, un brelage et une baïonnette fixée au bout de son fusil Mauser Kar98k. Son visage aux traits carrés et au teint clair montre un regard dur et calculateur, des yeux bleus et des cheveux châtains très courts sous le casque.

char léger fcm 36

protagonist

mitrailleuse hotchkiss

protagonist

mortier 60 mm

protagonist

panzer III

protagonist

aspirant duport Jean

protagonist

uniforme, casque sur la tête

avion bf

protagonist

insigne 213 RI

protagonist

PAGE 1

Panel 1:Vue aérienne d'un vaste cantonnement militaire dans les Ardennes. Des baraquements en bois s'alignent en rangées régulières au milieu de champs verdoyants. Des soldats français en uniforme kaki parcourent les allées, certains font l'exercice, d'autres se reposent assis par terre. Au premier plan, le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe, vêtu de son uniforme d'officier supérieur avec kepis et tunique kaki, marche le long d'une rangée de baraquements. Son visage, marqué par la fatigue, porte une moustache poivre et sel. Derrière lui, le Commandant Émile Olivier, officier trapu aux traits énergiques, le suit de près. Les deux hommes observent les troupes avec une attention particulière. Le ciel est dégagé et lumineux, la lumière du jour frappe crûment les installations.

Panel 2:Gros plan du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe debout devant une baraque. Il tourne la tête vers le Commandant Émile Olivier qui arrive à sa hauteur. Le Lieutenant-colonel a les sourcils légèrement froncés, son regard est perçant. Le Commandant Olivier porte son uniforme de terrain, usé mais correct, avec des insignes de commandant clairement visibles. Tous deux sont seuls devant la baraque, l'arrière-plan montre d'autres bâtiments militaires. Le moment capture une atmosphère de calme apparent mais teinté de préoccupation.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Olivier, les effectifs sont à pleine force?

Panel 3:Le Commandant Émile Olivier hoche la tête affirmativement, sa main droite gesticule légèrement. Son visage énergique montre une certaine confiance malgré la tension. Derrière lui, on voit des soldats qui vaquent à leurs occupations quotidiennes dans le cantonnement. Le décor montre les vergers et fermes des Ardennes en arrière-plan, avec des arbres fruitiers en fleur. La lumière du soleil baigne la scène d'une teinte chaleureuse mais trompeuse.

Commandant Émile Olivier: Oui, mon colonel. Tous présents et en bon état.

Panel 4:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe scrute l'horizon lointain, les mains croisées derrière le dos. Son expression est grave, presque préoccupée. Le Commandant Olivier se tient à ses côtés. Le paysage des Ardennes s'étend derrière eux : collines boisées, villages en pierre aux toits de tuile rouge, chemins de terre sinueux. Le ciel reste dégagé mais le Lieutenant-colonel semble pressentir quelque chose. Aucun signe immédiat de danger, mais une tension sous-jacente émane de la scène.

Panel 5:Un cavalier militaire arrive au galop vers le cantonnement. Il tire sur les rênes de son cheval, créant une gerbe de poussière. Le Lieutenant-colonel et le Commandant Olivier se tournent pour regarder l'arrivée du courrier. Le cavalier porte l'uniforme français de 1940, son visage est tendu. Le cheval, écumant légèrement, montre les signes d'une chevauchée rapide et urgente. La poussière soulevée enveloppe partiellement les figures. C'est un moment où l'atmosphère change brusquement, passant de la tranquillité à l'alerte.

Panel 6:Gros plan du courrier à cheval qui descend de sa monture. Il tient un dossier ou une enveloppe officielle à la main. Son uniforme est poussiéreux, son expression urgente. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe s'avance vers lui, le Commandant Olivier quelques pas derrière. Le cavalier se dirige directement vers le Lieutenant-colonel avec la raideur de celui qui apporte des ordres critiques. La tension monte visiblement dans la scène. L'arrière-plan montre les baraquements du cantonnement qui deviennent flous.

Courrier militaire: Mon colonel, ordres du commandement!

PAGE 2

Panel 1:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe prend le dossier des mains du courrier. Son visage s'assombrit à mesure qu'il lit le contenu. Le Commandant Émile Olivier se penche légèrement pour tenter de lire par-dessus l'épaule de son supérieur. Le courrier militaire reste immobile, attendant les ordres. En arrière-plan, d'autres soldats du cantonnement commencent à remarquer l'agitation. Le soleil continue à éclairer la scène d'une lumière crue qui contraste avec la gravité du moment.

Panel 2:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe lève les yeux du dossier, son expression est devenue dure et concentrée. Ses lèvres sont serrées sous sa moustache poivre et sel. Il regarde directement le Commandant Émile Olivier. Le dossier est encore dans ses mains. Derrière eux, le cantonnement continue ses activités, inconscient du changement imminent. Le moment capture le poids de la décision qui vient.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Les Allemands ont percé à Sedan.

Panel 3:Le Commandant Émile Olivier recule légèrement, son visage reflétant le choc de la nouvelle. Ses yeux s'élargissent imperceptiblement. Le Lieutenant-colonel reste immobile, le dossier à la main. Le courrier militaire baisse la tête légèrement. L'atmosphère devient lourde. En arrière-plan, les baraquements et le ciel dégagé contrastent cruellement avec la gravité du moment. C'est le point de basculement : la Drôle de Guerre s'efface.

Panel 4:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe se tourne et marche rapidement vers le bâtiment du poste de commandement. Le Commandant Émile Olivier le suit immédiatement. Le courrier militaire reste en arrière, tenant toujours son cheval par la bride. Des soldats du cantonnement les observent passer, intrigués par l'urgence. Le bâtiment du PC est une construction en bois, peinte en gris-vert, avec une enseigne militaire. La lumière du jour continue à éclairer la scène. L'action s'accélère.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Réunion d'état-major. Immédiatement.

Panel 5:Intérieur du poste de commandement. Une grande table couverte de cartes militaires et de documents. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe se tient debout à la tête de la table, le dossier ouvert devant lui. Le Commandant Émile Olivier prend position à sa droite. Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle arrive dans la pièce, ses cheveux grisonnants visibles sous son uniforme impeccable. Ses lunettes reflètent la lumière de la pièce. D'autres officiers subalternes sont présents mais moins visibles. Les murs sont couverts de cartes de la région. L'éclairage intérieur est artificiel et crée des ombres dures.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Messieurs, la situation a changé.

Panel 6:Gros plan du visage du Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle. Ses lunettes encadrent des yeux attentifs. Son expression est grave mais déterminée. Il porte l'uniforme de sous-lieutenant avec une correction exemplaire. À l'arrière, on voit le Commandant Émile Olivier qui écoute attentivement. Les cartes militaires sur la table sont partiellement visibles. La lumière de la pièce du PC éclaira son visage d'une manière qui souligne sa gravité patriotique.

Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle: Quelle est l'ampleur de la percée?

PAGE 3

Panel 1:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe pointe du doigt sur une carte déployée sur la table du PC. La carte montre la région de Sedan et les Ardennes. Ses doigts indiquent la position de la percée allemande. Le Commandant Émile Olivier et le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle se penchent pour regarder. D'autres officiers se tiennent autour de la table. La lumière artificielle de la pièce éclaira les visages tendus. Les cartes montrent clairement les positions françaises et la progression ennemie.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Sedan est rompu. Les Panzers avancent rapidement.

Panel 2:La porte du PC s'ouvre et le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne entre. C'est un homme de la cinquantaine, grand et mince, avec une fine moustache. Son uniforme de colonel est bien coupé, typique de l'état-major. Il porte un dossier sous le bras. Son expression est celle d'un officier de carrière accablé par la réalité. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe se redresse pour accueillir son supérieur hiérarchique. Les autres officiers se mettent au garde-à-vous.

Panel 3:Le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne se tient face à la table des officiers. Il posa son dossier sur la table avec une certaine solennité. Son visage montre la fatigue et la gravité de la situation. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe, le Commandant Émile Olivier et le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle l'écoutent attentivement. Les cartes militaires sont toujours visibles sur la table. La lumière du PC crée une atmosphère austère et tendue.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne: Le commandement nous envoie à Chéhéry et Bulson.

Panel 4:Gros plan du visage du Colonel Fernand Marie Albert Chaligne. Ses yeux sont sévères mais résignés. Sa fine moustache encadre une bouche serrée. Il regarde directement le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. L'arrière-plan montre les autres officiers écoutant. La lumière crée des ombres sous ses pommettes, soulignant l'épuisement.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne: Positions défensives. Les Panzers vont nous atteindre.

Panel 5:Le Commandant Émile Olivier croise les bras sur sa poitrine. Son expression énergique s'est transformée en quelque chose de plus sombre. Il regarde le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne. Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle retire ses lunettes et les nettoie lentement sur sa tunique, un geste qui révèle son inquiétude. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe reste immobile, absorbant les implications. Les cartes et documents militaires restent sur la table. L'atmosphère devient de plus en plus lourde.

Commandant Émile Olivier: Et nos canons antichars?

Panel 6:Le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne secoue lentement la tête. Son expression devient encore plus grave. Il regarde chaque officier tour à tour. Le silence qui suit est lourd de sens. Le Commandant Émile Olivier serre les poings. Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle remet ses lunettes. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe ferme les yeux un instant. Les cartes militaires sur la table semblent accuser le régiment de son manque de préparation.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne: Insuffisants. Nous n'avons pas ce qu'il faut.

PAGE 4

Panel 1:Plan large du poste de commandement. Le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne déploie une grande carte sur la table. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe, le Commandant Émile Olivier et le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle se penchent pour mieux voir. D'autres officiers subalternes sont présents en arrière-plan. La carte montre les positions françaises autour de Sedan, les Ardennes, Chéhéry et Bulson marqués en rouge. Les positions allemandes sont marquées en bleu, montrant une progression rapide vers le secteur français. Les lignes de défense française sont visiblement insuffisantes. La lumière artificielle crée une atmosphère tendue et austère.

Panel 2:Le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne pointe les positions de Chéhéry et Bulson sur la carte. Son doigt trace une ligne défensive. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe étudie attentivement la carte, son expression devenant de plus grave à mesure qu'il comprend les implications. Le Commandant Émile Olivier observe silencieusement. Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle prend note mentalement. Les couleurs sur la carte : rouge pour les Français, bleu pour les Allemands, créent un contraste qui montre la situation désespérée.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne: Le 213e tiendra cette ligne.

Panel 3:Gros plan du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. Son visage reflète le poids de la responsabilité. Ses yeux parcourent la carte. Sa moustache poivre et sel ombre sa lèvre supérieure. Il croise le regard du Colonel Fernand Marie Albert Chaligne. Derrière lui, le Commandant Émile Olivier attend les ordres. L'expression du Lieutenant-colonel montre qu'il accepte l'ordre, même s'il sait que c'est quasi suicidaire.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Quand partons-nous?

Panel 4:Le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne regarde sa montre de gousset. Il referme le couvercle avec un clic audible. Son expression est celle d'un homme qui sait que le temps s'écoule et que chaque minute compte. Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle attend l'ordre. Le Commandant Émile Olivier se tient prêt. Les murs du PC avec leurs cartes militaires forment l'arrière-plan. La lumière artificielle crée une ambiance urgente.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne: Immédiatement. Les routes sont déjà encombrées.

Panel 5:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe se redresse et se tourne vers le Commandant Émile Olivier. Sa décision est prise. Son regard est déterminé malgré la gravité de la situation. Le Commandant Olivier acquiesce déjà, comprenant sans paroles ce qui doit être fait. Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle se tient droit, sa posture patriotique inébranlable. Les cartes militaires sur la table restent déployées, muets témoins de l'ordre qui vient d'être donné.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Olivier, rassemblez les bataillons.

Panel 6:Le Commandant Émile Olivier salue militairement et se tourne vers la porte du PC. Son geste est rapide et décidé. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe regarde le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne. Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle se lève également, prêt à partir. Les trois hommes comprennent que la Drôle de Guerre est terminée et que la bataille commence maintenant. La lumière du PC baigne la scène d'une teinte qui souligne la gravité du moment.

Commandant Émile Olivier: Bien, mon colonel.

PAGE 5

Panel 1:Extérieur du cantonnement. Le Commandant Émile Olivier sort du bâtiment du PC en marchant rapidement. Le ciel est toujours dégagé mais l'atmosphère a changé radicalement. Des soldats du cantonnement remarquent son arrivée précipitée. Des officiers subalternes se regroupent autour de lui, sentant que quelque chose s'est produit. Le Commandant Olivier lève sa main pour attirer l'attention. Les baraquements du cantonnement sont visibles. La lumière du jour reste crue et claire, contrastant avec l'urgence soudaine.

Panel 2:Le Commandant Émile Olivier crie ses ordres à plusieurs officiers subalternes qui se tiennent devant lui. Les hommes se redressent, comprenant que quelque chose d'important se passe. D'autres soldats commencent à se regrouper, intrigués. Le Commandant Olivier pointe vers les baraquements et les zones d'exercice. Son geste est autoritaire et urgent. Les soldats du cantonnement interrompent leurs activités pour écouter. La lumière du jour éclaira les visages des soldats qui commencent à comprendre.

Commandant Émile Olivier: Tous les hommes! Rassemblement immédiat!

Panel 3:Vue large du cantonnement. Les soldats français commencent à se regrouper en formations. Ils sortent des baraquements, laissant derrière eux leurs activités quotidiennes. Les formations se font rapidement, les hommes en uniforme kaki avec casques Adrian se rassemblent en rangées. Le Commandant Émile Olivier se tient devant eux, observant l'ordre du rassemblement. Les officiers subalternes dirigent les hommes. Le ciel dégagé contraste avec l'urgence de la scène. Des centaines de soldats se rassemblent, créant une image imposante mais chargée de tension.

Panel 4:Gros plan du Lieutenant Alexis George. C'est un jeune homme dans la vingtaine, avec un visage encore jeune mais durci par l'intensité des responsabilités. Il porte l'uniforme de lieutenant de l'infanterie française de 1940, correctement porté. Ses yeux reflètent la détermination et une certaine appréhension. Il se tient parmi ses hommes, observant le rassemblement général qui se déploie autour de lui. À l'arrière-plan, les baraquements et les autres soldats se rassemblent. La lumière du jour le frappe directement, créant un portrait d'un jeune officier face à un destin tragique.

Panel 5:Le Lieutenant Alexis George se tourne vers ses hommes qui se regroupent autour de lui. Parmi eux, on voit Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon, deux jeunes fantassins. Ils portent l'équipement complet du 'poilu' de 1940 : capotes kaki, bandes molletières serrées autour des mollets, casques Adrian gris-acier, fusils Berthier à l'épaule. Marcel et Gaston ont les yeux pleins de questions. Le Lieutenant George lève la main pour attirer leur attention. D'autres soldats se regroupent derrière eux. La cour de la caserne devient un centre d'activité frénétique.

Lieutenant Alexis George: Hommes! Préparez vos affaires. Nous partons.

Panel 6:Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon échangent un regard. Ils sont jeunes, fatigués et maintenant anxieux. Marcel a un visage ordinaire mais durci par la vie militaire. Gaston ressemble à Marcel, tous deux sont des simples fantassins sans traits distinctifs particuliers. Leurs uniformes sont usés mais corrects. À l'arrière-plan, d'autres soldats courent vers les baraquements pour collecter leurs affaires. Le moment capture l'incertitude et la peur qui commence à s'installer parmi les hommes. La lumière du jour reste crue mais l'ambiance s'est assombrie.

Marcel Maurice Van Den Brock: Où allons-nous, lieutenant? Lieutenant Alexis George: Vers les positions défensives. C'est l'offensive.

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Panel 1:Vue large de la cour de la caserne du cantonnement. Des camions militaires et des chenillettes Renault UE sont garés en rangées. Les soldats commencent à charger leurs équipements et leurs sacs à dos. Des centaines d'hommes en uniforme kaki avec casques Adrian se déplacent rapidement, certains courant, d'autres marchant en formations serrées. Le ciel reste dégagé mais l'atmosphère est chargée d'urgence. Les baraquements en bois forment l'arrière-plan. Des officiers dirigent le mouvement. C'est une scène de mobilisation militaire rapide et organisée.

Panel 2:Gros plan de Marcel Maurice Van Den Brock qui charge son équipement dans l'un des camions. Il soulève un sac à dos lourd et le jette avec effort dans le véhicule. Son visage est concentré, la fatigue et l'inquiétude visibles dans ses traits jeunes. Gaston Pierre A. Léon, à côté de lui, charge également son équipement. Les deux hommes travaillent rapidement mais méthodiquement. Leurs fusils Berthier sont posés contre le camion. À l'arrière-plan, d'autres soldats font la même chose. La lumière du jour crée des ombres dures sous le camion.

Panel 3:Le Lieutenant Alexis George se tient debout sur le marche-pied d'un camion, supervisant le chargement. Il porte son uniforme de lieutenant avec sa ceinturon en cuir. Son expression est sérieuse et concentrée. Il regarde les hommes charger leurs affaires, s'assurant que tout est en ordre. Des soldats passent devant lui avec leurs sacs et leurs fusils. Le camion est un véhicule militaire standard de 1940, peint en gris-vert. La lumière du jour éclaire la scène d'une manière qui montre l'urgence du moment.

Lieutenant Alexis George: Vite! Les routes deviennent encombrées.

Panel 4:Vue large des camions et des chenillettes Renault UE alignés côte à côte. Les soldats continuent à charger. Le Commandant Émile Olivier marche entre les véhicules, inspectant le processus de mobilisation. Son uniforme est immaculé malgré l'activité frénétique. Il observe avec attention, s'assurant que tout progresse selon le plan. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe arrive à pied, observant également l'opération. Les deux officiers supérieurs échangent un bref regard. La lumière du jour reste crue, créant des contrastes nets entre les véhicules et les hommes.

Panel 5:Gros plan du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. Ses yeux suivent le mouvement des troupes. Sa moustache poivre et sel ombre son expression grave. Il porte son kepis et son uniforme d'officier supérieur. Son visage montre la fatigue et la tension du commandement. Il croise le regard du Commandant Émile Olivier. L'arrière-plan montre les camions en mouvement et les soldats qui se préparent au départ. La lumière du jour crée des ombres profondes sous ses yeux.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Combien de temps avant le départ?

Panel 6:Le Commandant Émile Olivier regarde sa montre de gousset. Il referme le couvercle avec un clic. Son expression est concentrée et déterminée. Il lève les yeux vers le Lieutenant-colonel. Autour d'eux, l'activité continue : les camions sont presque chargés, les derniers soldats montent à bord. Les chenillettes Renault UE sont alignées, prêtes pour le départ. Le ciel dégagé commence à prendre une teinte d'or du début d'après-midi. L'atmosphère est celle d'une mobilisation militaire imminente.

Commandant Émile Olivier: Une demi-heure, mon colonel. Les hommes sont prêts.

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Panel 1:Vue aérienne des colonnes militaires qui commencent à se mettre en route. Les camions et les chenillettes Renault UE sortent du cantonnement en file indienne. Les routes des Ardennes s'étendent devant eux, sinueuses et bordées d'arbres. Le paysage rural des Ardennes est visible : champs verts, fermes en pierre avec toits de tuile rouge, vergers en fleur. Le ciel reste dégagé mais la lumière commence à décliner vers le milieu de l'après-midi. Les colonnes militaires créent une longue traînée de poussière sur les routes de terre. C'est une image imposante de la mobilisation.

Panel 2:Intérieur d'un camion militaire. Les soldats sont assis côte à côte sur les bancs, serrés les uns contre les autres. Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon sont assis ensemble. Leurs fusils Berthier sont posés entre leurs jambes ou appuyés contre l'épaule. Les visages des soldats reflètent une mixture d'appréhension et de détermination. Les parois du camion sont peintes en gris-vert. À travers la toile de la bâche arrière du camion, on voit le paysage des Ardennes qui défile. Le mouvement du véhicule crée une ambiance de voyage vers l'inconnu.

Panel 3:Gros plan de Marcel Maurice Van Den Brock. Son jeune visage est tendu. Ses yeux regardent vers l'avant, vers l'inconnu. Il tient son fusil Berthier fermement. À côté de lui, Gaston Pierre A. Léon a une expression similaire de concentration et de peur. Les deux hommes sont vêtus de leurs capotes kaki usées, leurs casques Adrian reposant sur leurs genoux. À l'arrière-plan, d'autres soldats sont visibles dans le camion. La lumière tamisée du camion crée des ombres sur leurs visages.

Gaston Pierre A. Léon: Tu crois qu'on va vraiment affronter les Panzers?

Panel 4:Marcel Maurice Van Den Brock tourne la tête vers Gaston. Son expression est grave mais il essaie de rester calme. Il secoue légèrement la tête. Gaston attend la réponse. Les autres soldats dans le camion les observent discrètement. Les secousses du véhicule créent un mouvement subtil. À travers la toile arrière du camion, le paysage des Ardennes continue à défiler. Les arbres et les champs passent rapidement, témoins silencieux de la mobilisation.

Marcel Maurice Van Den Brock: Oui. Et bientôt.

Panel 5:Vue large de la colonne militaire qui traverse un village des Ardennes. Les camions et les chenillettes Renault UE passent par les rues pavées du village. Les maisons en pierre du village bordent les rues. Des civils apparaissent aux fenêtres et aux portes, observant les colonnes militaires avec appréhension. Certains civils sont visibles sur les routes, certains avec des valises, d'autres avec des charrettes à cheval chargées de biens. L'atmosphère est celle du début d'une catastrophe : l'armée française se mobilise tandis que les civils commencent à fuir. La lumière de l'après-midi crée des ombres longues entre les bâtiments du village.

Panel 6:Gros plan du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe qui observe la colonne depuis un point de commandement au bord de la route. Il est à cheval, regardant les camions et les chenillettes passer. Le Commandant Émile Olivier se tient à côté de lui, également à cheval. Les deux officiers observent silencieusement la mobilisation de leur régiment. Le paysage des Ardennes s'étend derrière eux. Le ciel commence à prendre une teinte d'or du déclin du jour. L'expression des deux hommes montre qu'ils savent ce qui les attend. C'est un moment de silence avant la tempête.

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Panel 1:Vue large des colonnes militaires qui continuent leur progression sur les routes des Ardennes et de la Marne. Les camions et les chenillettes Renault UE forment une longue file. Le paysage rural s'étend de tous côtés : champs, fermes, vergers, petits villages. À un moment donné, les colonnes militaires croisent des colonnes de réfugiés civils qui se déplacent en sens inverse. Des voitures civiles, des charrettes à cheval chargées de biens personnels, des femmes et des enfants à pied. C'est un contraste saisissant : l'ordre militaire d'un côté, le chaos civil de l'autre. La lumière de l'après-midi crée des contrastes dramatiques. Le moment capture le début de la débâcle.

Panel 2:Gros plan d'une femme civile avec deux enfants qui regarde passer la colonne militaire. Son visage est creusé par la peur. Elle tient la main d'un enfant d'un côté et porte un petit enfant de l'autre. Ses vêtements sont ceux d'une civile ordinaire des années 40. À l'arrière-plan, sa voiture civile est chargée de biens personnels. D'autres civils sont visibles, certains avec des charrettes à cheval. C'est une image de la fuite civile face à l'avancée allemande. La lumière de l'après-midi éclaire les visages terrifiés. Le contraste entre les soldats disciplinés et les civils paniqués est saisissant.

Panel 3:Intérieur du camion où se trouvent Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon. Ils regardent par l'arrière du camion, à travers la toile. Ils voient les civils qui fuient, les voitures civiles chargées de biens, les charrettes à cheval. Leurs visages reflètent la compréhension soudaine de la gravité de la situation. Marcel et Gaston échangent un regard. Les autres soldats dans le camion observent également. La lumière tamisée du camion contraste avec la clarté des civils qui fuient. C'est un moment de prise de conscience.

Panel 4:Vue large d'une ferme abandonnée des Ardennes. Les colonnes militaires passent devant. La ferme est une construction en pierre typique de la région, avec un toit de tuile rouge. Les portes sont fermées, les fenêtres vides. Des biens personnels sont visibles à l'extérieur, abandonnés dans la précipitation. Le paysage rural continue à s'étendre autour de la ferme. La lumière de l'après-midi crée une atmosphère de désolation. C'est un signe des civils qui ont fui précipitamment. Les colonnes militaires passent indifférentes, mais le message est clair : la débâcle a commencé.

Panel 5:Gros plan du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe qui continue à observer la colonne depuis un point de commandement. Son expression est sombre. Il voit les civils qui fuient, les fermes abandonnées, les signes de la débâcle qui commence. Le Commandant Émile Olivier se tient à côté de lui, également observant silencieusement. Le paysage des Ardennes s'étend derrière eux. La lumière de l'après-midi commence à décliner. L'expression des deux hommes montre qu'ils comprennent pleinement l'ampleur du désastre qui approche.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Les civils fuient. La panique se propage.

Panel 6:Le Commandant Émile Olivier hoche lentement la tête. Il regarde vers l'horizon où le soleil commence à décliner. Son expression est celle d'un homme qui accepte l'inévitable. Il croise le regard du Lieutenant-colonel. Autour d'eux, la colonne continue à avancer. Les civils continuent à fuir en sens inverse. C'est un moment de silence lourd de sens. La lumière de l'après-midi crée une atmosphère dorée mais sinistre. L'heure s'avance et la nuit approche.

Commandant Émile Olivier: Oui. Et nous allons vers eux.

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Panel 1:Vue large des colonnes militaires qui arrivent à la région de Chéhéry et Bulson. Les camions et les chenillettes Renault UE se déploient dans les champs et autour des villages. Le paysage montre les positions défensives qui commencent à se former : des tranchées partiellement creusées, des positions fortifiées improvisées, des fermes qui seront utilisées comme points de défense. Le soleil décline à l'horizon, créant des ombres longues. Des soldats descendent des camions et commencent à se positionner. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe et le Commandant Émile Olivier supervisent le déploiement. C'est le moment où la défense commence à prendre forme.

Panel 2:Le Lieutenant Alexis George dirige sa compagnie vers une série de fermes qui seront utilisées comme positions défensives. Les soldats descendent des camions, fusils Berthier à la main. Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon font partie du groupe. Ils se dispersent dans les champs et autour des fermes. Les fermes sont des constructions en pierre typiques des Ardennes. Le Lieutenant George pointe du doigt, indiquant les positions. La lumière du coucher de soleil crée une atmosphère dorée mais sinistre. C'est le moment où les soldats commencent à réaliser qu'ils vont vraiment combattre.

Lieutenant Alexis George: Positions autour des fermes de Maclaunay!

Panel 3:Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon commencent à creuser des positions défensives. Ils utilisent des pioches et des pelles pour creuser des tranchées peu profondes. Leurs visages sont concentrés et fatigués. La terre des Ardennes est retournée, créant des monticules. À l'arrière-plan, d'autres soldats font la même chose. Le Lieutenant Alexis George supervise, observant que le travail progresse correctement. La lumière du coucher de soleil crée des ombres longues qui s'allongent sur les tranchées. C'est un travail dur et répétitif, mais chaque coup de pioche rapproche les hommes de la bataille imminente.

Panel 4:Gros plan de Marcel Maurice Van Den Brock qui creuse une tranchée. Son jeune visage est creusé par la fatigue. La sueur perle sur son front. Il soulève la pioche et frappe la terre avec force. Ses mains sont couvertes de terre. À côté de lui, Gaston Pierre A. Léon fait la même chose. Les deux hommes ordinaires sont maintenant des soldats creusant leur propre tombe potentielle. La lumière du coucher de soleil crée des contrastes dramatiques. C'est une image de la réalité brutale de la guerre.

Panel 5:Lucien Mirat, habitant civil de Maclaunay, observe depuis sa ferme les préparatifs militaires. C'est un homme d'âge mûr, environ 50 ans, vêtu de vêtements de civil rural : pantalon de travail, chemise simple, casquette. Son visage est creusé par la peur et l'épuisement. Il se tient à la porte de sa ferme, regardant les soldats creuser les positions défensives autour de son village. À l'arrière-plan, sa ferme en pierre est visible. Le soleil décline à l'horizon. Lucien comprend que la guerre arrive à son village et que sa vie ordinaire de fermier est terminée.

Panel 6:Vue large de Maclaunay au coucher du soleil. Le village en pierre est partiellement visible. Les fermes sont entourées de positions défensives en cours de construction. Les soldats français se dispersent autour des fermes et des champs. Le soleil décline à l'horizon, créant une lumière dorée mais sinistre. Le ciel prend des teintes rouges et orangées. C'est un moment de transition : la paix rurale de Maclaunay est transformée en zone de combat. Les soldats et les civils coexistent maintenant dans une atmosphère chargée de tension. La nuit approche, et avec elle, l'attente de la bataille.

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Panel 1:Nuit tombée. Vue large des positions défensives de Maclaunay. Les tranchées sont creusées, les fermes sont fortifiées avec des sacs de sable et des positions de tir. Les soldats français se positionnent dans les tranchées, leurs silhouettes visibles contre le ciel nocturne. Des lampes de poche créent des points de lumière. Le Commandant Émile Olivier supervise les positions finales. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe observe depuis un point de commandement élevé. Le paysage nocturne des Ardennes s'étend autour. C'est une atmosphère d'attente tendue avant la tempête.

Panel 2:Gros plan du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe qui se tient dans la nuit. Son visage est illuminé par la lumière faible. Ses yeux scrutent l'horizon noir vers l'ouest, d'où viendra l'offensive allemande. Sa moustache poivre et sel est visible. Son expression est grave et préoccupée. Il sait que les positions sont insuffisantes, que l'équipement manque, que la bataille sera désespérée. Derrière lui, les positions défensives s'étendent. La nuit enveloppe tout. C'est un moment de solitude et de responsabilité écrasante.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Insuffisant. Tout est insuffisant.

Panel 3:Le Commandant Émile Olivier se tient aux côtés du Lieutenant-colonel. Son expression énergique s'est transformée en quelque chose de plus sombre et résigné. Il serre les poings légèrement, montrant la tension retenue. Il regarde également vers l'horizon noir. Les deux hommes partagent un moment de compréhension silencieuse : ils savent ce qui vient et ils savent qu'ils ne pourront pas l'arrêter. La nuit nocturne crée une atmosphère intime et sombre. Derrière eux, les positions défensives attendent l'assaut.

Commandant Émile Olivier: Nous tiendrons quand même, mon colonel.

Panel 4:Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon sont assis dans une tranchée, leurs fusils Berthier à côté d'eux. La nuit est noire autour d'eux. Ils sont épuisés mais vigilants. Marcel regarde vers l'obscurité devant eux. Gaston recharge ses munitions dans ses poches. Leurs visages sont creusés par la fatigue et la peur. Ils savent que quelque part dans l'obscurité, l'armée allemande avance. Autour d'eux, d'autres soldats sont en position. La lumière nocturne crée des ombres profondes. C'est une image de soldats attendant l'impossible.

Panel 5:Gros plan de Marcel Maurice Van Den Brock qui regarde vers l'obscurité devant les tranchées. Son jeune visage est rigide de concentration. Ses yeux sont grands ouverts, vigilants. Il tient son fusil Berthier fermement. À côté de lui, Gaston Pierre A. Léon a une expression similaire. La nuit enveloppe tout. Quelque part dans l'obscurité, on entend peut-être le bruit lointain de moteurs allemands. Mais c'est probablement l'imagination des soldats terrifiés. La tension est palpable. C'est un moment d'attente angoissante.

Marcel Maurice Van Den Brock: Ils arrivent bientôt.

Panel 6:Vue

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