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213EME RI 1

Le Sacrifice de Chémery

Le document retrace le destin tragique du 213e Régiment d'Infanterie (RI), une unité de réserve française, lors de la percée allemande à Sedan en mai 1940. Pris dans la panique et mal équipé, le régiment est anéanti lors d'une contre-attaque désespérée. Les quelques survivants sont ensuite amalgamés avec d'autres débris d'unités pour former le 135e RI. Cette nouvelle unité est immédiatement jetée dans les combats d'arrière-garde pour ralentir l'avancée allemande. La campagne se termine par un sacrifice final à Maclaunay en juin 1940, où les derniers soldats se battent jusqu'à l'épuisement de leurs munitions avant d'être tués ou capturés.

Au matin du 14 mai 1940, le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe lance sa contre-attaque désespérée sur l'axe Bulson-Chémery avec le 2e bataillon du Commandant Émile Olivier et les chars légers du 7e BCC. Les hommes se heurtent de plein fouet aux blindés de la 1e Panzer-Division allemande qui ont franchi la Meuse durant la nuit, déclenchant un massacre. Les chars français sont rapidement décimés par les canons antichars ennemis, laissant l'infanterie sans protection face à la puissance mécanique de la Blitzkrieg. C'est dans les vergers ensanglantés de Chémery-sur-Bar que tombe glorieusement le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle, ancien député et ministre, mortellement blessé alors qu'il tentait de rallier ses hommes. Le régiment est anéanti. Le Lieutenant-colonel Labarthe, ayant tout perdu, est capturé par les Allemands au milieu des ruines de Chémery.

Guerre HistoriqueRealisticFrench14 pages
▸ CAST

CHARACTERS

panzer IV

protagonist

Commandant Émile Olivier

supporting

Officier français dans la quarantaine, commandant du 2e bataillon. Son uniforme est celui d'un officier de terrain en 1940, pratique et usé. Silhouette trapue, visage énergique, il incarne le chef qui mène ses hommes au combat malgré des ordres désespérés.

Courrier militaire

protagonist

Marcel Maurice Van Den Brock

minor

Soldat français (fantassin) du 135e RI, début vingtaine. Il porte l'équipement complet du 'poilu' de 1940 : capote kaki, bandes molletières, casque Adrian, et fusil Berthier. Son visage est celui d'un jeune homme ordinaire, fatigué et sale, pris dans la tourmente de la guerre.

Gaston Pierre A. Léon

minor

Soldat français du 135e RI, au profil similaire à Van Den Brock. Il incarne le fantassin de base, combattant dans les fermes de Maclaunay. Uniforme de 1940, l'air épuisé mais tenant sa position.

chef de bataillon

protagonist

commandant infanterie

lieutenant

protagonist

canon de 25

protagonist

chenillette

protagonist

résumé 40 papa

protagonist

Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle

supporting

Homme de 57 ans, député et ancien ministre engagé volontaire. Son uniforme de sous-lieutenant est impeccable mais il a l'allure d'un homme d'État plus que d'un soldat. Cheveux grisonnants, lunettes, il a une posture droite et une expression de gravité patriotique.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne

supporting

Officier supérieur commandant la 59e Division Légère d'Infanterie. La cinquantaine, grand, mince, avec une fine moustache. Il porte un uniforme de colonel bien coupé, typique de l'état-major de 1940. Son attitude est celle d'un officier de carrière essayant de maintenir la cohésion d'une unité formée dans l'urgence.

Lieutenant Alexis George

supporting

Jeune officier de réserve du 135e RI, dans la vingtaine. Il porte l'uniforme de lieutenant de l'infanterie française de 1940. Son visage est encore jeune, mais son expression est durcie par l'intensité des combats. Il représente la jeunesse sacrifiée.

Lucien Mirat

minor

Habitant de Maclaunay, homme d'âge mûr (environ 50 ans). Vêtements de civil rural des années 40 : pantalon de travail, chemise simple, casquette. Son visage est creusé par la peur et l'épuisement, contraint d'accomplir la tâche macabre de ramasser les corps.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe

protagonist

Homme français d'environ 50 ans, commandant du 213e RI. Il porte l'uniforme d'officier supérieur de l'armée française de 1940 : képi ou casque Adrian, tunique et pantalon kaki, ceinturon Sam Browne en cuir. Son visage est marqué par la fatigue et la tension du commandement en pleine débâcle. Moustache poivre et sel, regard déterminé mais inquiet.

Soldats français 1

supporting

Jeune infanteur du 135e Régiment d'Infanterie française en juin 1940. Visage jeune et terrifié aux yeux écarquillés et aux joues maculées de boue et de sueur, cheveux brun court mouillés. Il porte la capote croisée en drap kaki modèle 1938, le pantalon-golf kaki avec bandes molletières et des brodequins en cuir marron usé. Il est coiffé d'un casque Adrian M1926 kaki estampé du symbole de l'infanterie, porte un ceinturon en cuir brun avec cartouchières et tient nerveusement son fusil Berthier M1916.

Soldats allemands

supporting

Troupe de soldats de la Wehrmacht en mai-juin 1940. Visages fermes et concentrés, teints clairs, têtes coiffées du casque d'acier Stahlhelm M35 de couleur gris-vert feldgrau. Ils portent la veste de treillis de combat feldgrau à quatre poches, un pantalon assorti rentré dans des bottes de cuir noir, ainsi qu'un bretellage en cuir noir supportant des cartouchières. Ils sont armés de fusils Mauser Kar98k et de pistolets-mitrailleurs MP40, emportant également leurs boîtiers cylindriques métalliques pour masque à gaz et leurs gourdes.

Soldats français 2

supporting

Servant de mitrailleuse trentenaire du 135e RI, stoïque face à l'assaut. Visage émacié et cerné, couvert d'une barbe de plusieurs jours et de suie de tir. Il porte une capote kaki déboutonnée au col, un casque Adrian rayé et cabossé, ainsi que des gants de toile sombres salis de graisse. Il empoigne les poignées d'une mitrailleuse Hotchkiss M1914 posée sur le rebord d'une tranchée de sacs de sable. Des étuis de cartouches en laiton entourent sa position.

Soldats français

minor

Groupe représentatif de la piétaille française de 1940, composé d'hommes de réserve d'âges variés entre 20 et 40 ans. Visages tirés, creusés par le manque de sommeil et salis par la terre des tranchées. Leurs uniformes kaki sont élimés et tachés de boue, avec des capotes en drap lourdes, des casques Adrian et leurs fusils Lebel ou Berthier gardés à portée de main.

Autre prisonnier

minor

Soldat français trentenaire retenu dans un camp de prisonniers allemand. Visage amaigri et tiré par les privations, marqué par la poussière et une barbe de trois jours. Cheveux châtains hirsutes sous un calot militaire fatigué. Il porte la capote militaire française modèle 1940 usée, râpée et souillée par la captivité, le col ouvert, traduisant le dénuement des prisonniers du stalag.

Femme du village

minor

Femme rurale française d'une cinquantaine d'années au visage marqué par le chagrin et le labeur. Cheveux bruns striés de gris rassemblés en un chignon bas. Yeux sombres empreints de compassion et de deuil. Elle porte une robe noire simple en laine, un tablier sombre et un fichu noir sur les épaules, habitus typique du deuil dans les campagnes françaises de 1940.

Soldat français 1

minor

Jeune soldat réserviste français d'une vingtaine d'années aux cheveux bruns coupés court et aux yeux foncés écarquillés par la terreur. Son visage est blême, taché de suie et de transpiration. Il porte la capote militaire kaki Modèle 1938 déboutonnée, un casque Adrian M1915 éraflé posé de travers sur la tête, un pantalon en drap kaki avec des bandes molletières mal ajustées. Son expression reflète une panique totale et l'angoisse face à l'avancée allemande.

Officier d'état-major

supporting

Un homme d'une quarantaine d'années aux cheveux bruns coupés court et plaqués par la sueur, le visage pâle et couvert de poussière de guerre. Il a des cernes profonds et des yeux sombres écarquillés par la terreur et la fatigue. Il porte la vareuse d'officier de l'armée française de 1940 en drap kaki, partiellement déchirée au niveau des épaules et maculée de boue séchée, ainsi qu'un ceinturon Sam Browne en cuir brun avec étui de revolver. Il garde à la main un dossier en carton corné rempli de feuillets de rapports militaires froissés et tachés.

Feldwebel

supporting

Grand homme allemand d'une quarantaine d'années aux traits stricts et anguleux, au teint clair et aux yeux bleu acier. Cheveux blonds coupés très court sur les côtés. Il est vêtu d'un uniforme feldgrau de la Wehrmacht impeccablement ajusté, arborant les galons de sous-officier (Feldwebel) sur les épaules et la manche, un casque en acier Stahlhelm M35, des bottes de marche en cuir noir et un ceinturon en cuir garni de cartouchières. Il porte un carnet de notes militaire à la main.

Soldat français 2

minor

Soldat français de réserve d'une quarantaine d'années, aux cheveux châtains grisonnants et à la fine moustache soignée. Visage mûr, fatigué mais empreint de sang-froid. Il porte l'uniforme réglementaire de 1940 avec capote kaki râpée, casque Adrian bien ajusté et cartouchières en cuir brun à la ceinture. Il tente de maintenir l'ordre et la discipline parmi ses camarades.

Officier français en civil

supporting

Homme de 45 ans au visage anguleux et à la fine moustache soignée. Cheveux bruns grisonnants aux tempes, coupés court. Yeux sombres, vifs et vigilants. Il porte des vêtements civils des années 1940 : un long manteau gris en drap de laine sombre, un chapeau feutre mou gris rabattu sur le front, un costume sombre avec cravate, et des chaussures en cuir patiné, lui permettant de se fondre dans la foule en zone occupée.

officier allemand

protagonist

Cavalier

supporting

Cavalier de l'armée française âgé d'une trentaine d'années. Il a les yeux cernés de fatigue, le visage couvert d'une épaisse couche de poussière et de boue séchée. Il porte la veste en cuir sombre des troupes à cheval, un casque Adrian M1926 à jugulaire, des gants en cuir usés et de hautes bottes de cavalerie crottées. Sa posture est tendue et extrêmement précipitée après un trajet éprouvant.

Officier prisonnier

minor

Officier français captif d'une quarantaine d'années. Visage creusé par les épreuves, mâchoire serrée, yeux clairs et observateurs. Cheveux châtains foncés coiffés en arrière. Il porte une vareuse d'officier de l'armée française de 1940 défraîchie et sans galons, une chemise kaki avec cravate usée et défaite, conservant une posture droite et disciplinée malgré les conditions de détention.

Prêtre

supporting

Un prêtre catholique de campagne d'environ soixante ans, à la silhouette mince et voûtée. Son visage émacié affiche des traits bienveillants mais éprouvés par la guerre, avec des yeux clairs et des cheveux blancs coupés court. Il porte une soutane noire en tissu épais, râpée et tachée de boue au niveau de l'ourlet, un col romain blanc rigide et tient en main une simple croix de procession en bois sombre.

Maire

supporting

Homme âgé d'environ 65 ans au visage profondément creusé par les rides, l'épuisement et l'inquiétude. Cheveux gris-blanc clairsemés, sourcils fuyants et yeux sombres marqués par la fatigue. Il porte un costume trois-pièces civils en laine noire usée et couverte de poussière, une chemise blanche au col ouvert légèrement défraîchie, et de vieux souliers en cuir marron frotter par la terre.

Stuka (dans l'action)

minor

Bombardier en piqué Junkers Ju 87 Stuka de la Luftwaffe en pleine phase d'attaque au-dessus de la France en 1940. Avion militaire allemand monomoteur à ailes en mouette inversées et train d'atterrissage fixe sous carénage robuste. Peinture de camouflage réglementaire vert foncé et noir sur le dessus avec dessous bleu ciel, arborant les insignes de la Balkenkreuz sur les ailes et le fuselage. Aperçu en piqué vertigineux vers le sol, lâchant une bombe sous son fuselages au milieu des explosions et de la fumée noire au-dessus des batteries d'artillerie françaises.

char b bis

supporting

Soldat allemand

supporting

Un soldat de la Wehrmacht allemande en mai-juin 1940, âgé d'une vingtaine d'années. Il porte l'uniforme militaire feldgrau réglementaire composé d'une veste verte-grise à boutons métalliques, d'un pantalon assorti et de bottes de marche en cuir noir. Il est coiffé d'un casque en acier Stahlhelm M35. Son équipement comprend un ceinturon en cuir noir avec des cartouchières, un brelage et une baïonnette fixée au bout de son fusil Mauser Kar98k. Son visage aux traits carrés et au teint clair montre un regard dur et calculateur, des yeux bleus et des cheveux châtains très courts sous le casque.

char léger fcm 36

protagonist

mitrailleuse hotchkiss

protagonist

mortier 60 mm

protagonist

panzer III

protagonist

aspirant duport Jean

protagonist

uniforme, casque sur la tête

avion bf

protagonist

insigne 213 RI

protagonist

PAGE 1

Panel 1:Aube grise sur les Ardennes. Le bois de Raucourt émerge de la brume matinale. Un poste de commandement français improvisé : tentes kaki, véhicules militaires stationnés, soldats qui bougent lentement. Au centre, le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe, uniforme d'officier kaki, casque Adrian, étude des cartes militaires posées sur une table de fortune. Son visage est tendu, concentré. Autour de lui, des officiers et sous-officiers attendent les ordres, l'air grave.

Panel 2:Gros plan sur les mains du Lieutenant-colonel Labarthe. Ses doigts pointent sur une carte militaire, traçant l'axe Maisoncelles-Bulson-Chémery. Ses mains tremblent légèrement. En arrière-plan flou, des officiers observent.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: L'attaque se fera à l'aube. Nous devons reprendre Bulson.

Panel 3:Une compagnie de Soldats français 1 alignés dans le brouillard matinal. Ils vérifient leurs fusils Berthier et Lebel avec des gestes mécaniques. Leurs visages sont jeunes, pâles, marqués par la peur. Casques Adrian bien enfoncés, capotes kaki, bandes molletières. À proximité, des sacs à dos et des cartouchières.

Panel 4:Le Commandant de compagnie, trapèze d'officier, face à ses hommes. Il est debout sur une légère éminence, son uniforme kaki usé mais rangé. Son visage énergique mais grave regarde ses soldats. Derrière lui, les restes du 1er et du 3 eme bataillon du 213e RI attend les ordres, rangé en formation approximative.

Commandant Émile Olivier: Nous allons chasser l'Allemand de nos terres. Pour la France!

Panel 5:Le Cavalier, vêtu de sa veste de cuir de cavalerie et de son casque Adrian, arrive au galop sur un cheval écumant. Son visage est couvert de poussière et de sueur. Il tire les rênes brutalement, le cheval se cabre légèrement. Derrière lui, la route d'où il vient disparaît dans la brume.

Cavalier: Les Allemands ont traversé la Meuse! Les blindés arrivent!

Panel 6:Le Commandant Olivier et le Lieutenant-colonel Labarthe échangent un regard tendu. Labarthe serre les mâchoires. Autour d'eux, les officiers d'état-major figent leurs mouvements, conscients de la gravité du moment. Les premiers cris des soldats commencent à monter du bataillon en arrière-plan.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Ordonnez le départ immédiat. C'est maintenant ou jamais.

PAGE 2

Panel 1:Vue panoramique des champs de céréales de la Marne s'étendant vers le nord. Le 2e bataillon du 213e RI progresse à pied à découvert, en formations d'attaque approximatives. Les Soldats français 1 avancent dans les blés, fusils prêts. Le Lieutenant Alexis George, jeune officier de réserve, galope sur le flanc gauche pour maintenir la cohésion. En arrière-plan, les silhouettes des chars légers du 7e BCC précèdent l'infanterie. Le ciel est gris, menaçant.

Panel 2:Gros plan sur le visage du Lieutenant Alexis George. Il chevauche son cheval, observant ses hommes. Son expression est résolue mais inquiète. Derrière lui, les silhouettes des Soldats français 1 qui progressent dans les blés.

Lieutenant Alexis George: Gardez les intervalles! Avancez par échelons!

Panel 3:Les silhouettes des chars légers FCM 36 du 7e BCC apparaissent au loin, précédant l'infanterie. Ils roulent lentement, leurs tourelles pivotent, scrutant l'horizon. L'air est lourd, le silence oppressant. Pas un bruit de moteur n'est audible, seulement le bruissement des champs de blé.

Panel 4:Au poste de commandement de Labarthe, établi en arrière, le Courrier militaire se tient à cheval, attendant les ordres. À côté de lui, un officier d'état-major consulte un chronomètre de poche. En arrière-plan, des soldats de liaison courent entre les postes. L'atmosphère est tendue, électrique.

Officier d'état-major: Il est 8h20. Les chars doivent être en contact dans dix minutes.

Panel 5:Les crêtes au nord se profilent contre le ciel gris. Soudainement, des silhouettes de chars allemands apparaissent au-dessus de la ligne d'horizon. Les Panzer I, II et III émergent lentement, leurs tourelles pivotant. Derrière eux, d'autres blindés et des colonnes de motocyclistes.

Panel 6:Gros plan sur le visage du Lieutenant Alexis George. Ses yeux s'écarquillent. Il voit les Panzer. Son expression passe de la détermination à la peur. Il lève le bras pour donner un signal. Autour de lui, les premiers cris d'alerte commencent à retentir.

Lieutenant Alexis George: Chars allemands! Positions de tir!

PAGE 3

Panel 1:À 8h30 précises. Les Panzer allemands foncent sur les positions françaises. Leurs canons antichars tirent des rafales. Les éclairs des coups de feu illuminent les champs. Les chars français du 7e BCC explosent un par un, transformés en brasiers. Des flammes montent vers le ciel gris. Des colonnes de fumée noire s'élèvent.

Panel 2:Gros plan sur un char léger français en train de brûler. Son équipage s'éjecte en flammes. À l'intérieur, on voit les silhouettes des soldats. Le char s'effondre sur son flanc. La chaleur déforme l'air autour de lui.

Panel 3:Les Soldats français 1 se jettent à terre dans les blés. Ils rampent, crient, cherchent un abri qui n'existe pas. Les balles allemandes sifflent au-dessus d'eux, fauchant les épis de blé. Certains soldats sont touchés et s'effondrent. Le chaos et la panique gagnent les rangs.

Soldats français 1: À couvert! Prenez position!

Panel 4:Le Commandant Émile Olivier lève son revolver, essayant de maintenir la cohésion de son bataillon qui se désagrège. Son visage est tendu, déterminé, mais il voit bien que c'est perdu. Autour de lui, les officiers crient des ordres qui ne sont plus entendus.

Commandant Émile Olivier: Tenez vos positions! Ne vous dispersez pas!

Panel 5:Le Lieutenant Alexis George se trouve au milieu de ses hommes qui se font cribler. Il voit ses compagnons tomber. Un Soldat français 1 près de lui reçoit une balle et s'effondre. Le visage du Lieutenant Alexis George se déforme de douleur et de rage impuissante.

Lieutenant Alexis George: Non! Continuer l'avance!

Panel 6:Vue aérienne du champ de bataille. Les chars français ne sont plus que des épaves fumantes. Les Panzer allemands avancent inexorablement, leurs canons continuent de tonner. Les Soldats français 1 se replient en désordre vers le sud, vers les vergers de Chémery-sur-Bar visibles en arrière-plan.

PAGE 4

Panel 1:Les Soldats français 1 se replient en courant vers les vergers de Chémery-sur-Bar. Ils franchissent un muret de pierre. Certains aident les blessés à avancer. Les vergers offrent un couvert relatif. Les arbres fruitiers sont bas, denses. En arrière-plan, les silhouettes des chars allemands continuent d'avancer.

Panel 2:Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle, ancien député et ministre de 57 ans, galope entre les positions. Son uniforme de sous-lieutenant est intact mais couvert de poussière. Son visage grave, ses lunettes un peu de travers, son expression résolue. Il lève son sabre pour montrer l'exemple. Autour de lui, les Soldats français 1 observent ce vieil homme qui refuse de plier.

Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle: Ralliez-vous! Nous tiendrons jusqu'au bout!

Panel 3:Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon creusent des positions de fortune avec des pelles, entre les arbres des vergers. Ils font des trous peu profonds dans la terre, installent des sacs de sable. Leurs visages sont concentrés, efficaces. Des obus éclatent à proximité, secouant la terre.

Marcel Maurice Van Den Brock: Plus vite! Ils arrivent!

Panel 4:Le clocher du village de Chémery-sur-Bar se dresse au-dessus des vergers. Le Maire, vêtu de son costume noir usé, et le Prêtre, en soutane noire, observent du clocher l'arrivée des chars allemands. Leurs visages sont graves, terrifiés. À leurs pieds, le village commence à brûler.

Maire: Dieu nous aide. Ils arrivent.

Panel 5:La Femme du village court dans les rues de Chémery avec des enfants et d'autres civils. Ses vêtements noirs flottent derrière elle. Elle regarde vers le clocher, vers les vergers. Son expression est rongée par la peur et le désespoir. Des civils courent en tous sens, abandonnant leurs maisons.

Panel 6:Gros plan sur les mains du Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle. Il tient son sabre d'une main, son revolver de l'autre. Ses mains tremblent légèrement. Il regarde vers les vergers où les Allemands approchent. Son expression est résolue mais résignée.

PAGE 5

Panel 1:Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle galope d'une position à l'autre entre les arbres des vergers. Il essaie de rallier ses hommes, de maintenir la cohésion. Un obus explose près de lui. Le souffle le projette de sa monture. Il s'effondre dans les herbes hautes du verger, son uniforme déchiré, du sang coulant de ses vêtements.

Panel 2:Gros plan sur le visage du Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle. Il est couché dans l'herbe, du sang tachant son uniforme de sous-lieutenant. Ses lunettes sont cassées, pendent sur son nez. Ses yeux restent ouverts, fixes. Ses lèvres bougent légèrement, comme s'il murmure une dernière prière. Son expression est paisible, résignée.

Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle: Continuez... pour la France...

Panel 3:Les Soldats français 1 qui voient leur officier tomber. Leurs expressions se transforment. Certains crient, d'autres restent figés. Le moral s'effondre. Les tirs allemands continuent de cribler les positions. Les hommes se rendent compte que c'est fini.

Soldats français 1: Le Sous-lieutenant! Non!

Panel 4:Le Commandant Émile Olivier entouré de ses officiers et de ses derniers hommes. Il voit la situation devenir intenable. Les Panzer allemands sont maintenant visibles entre les arbres des vergers. Son visage change. Il réalise que tout est perdu.

Commandant Émile Olivier: Nous ne pouvons plus tenir. Préservons les hommes.

Panel 5:Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon, dans leurs positions de fortune, voient les Panzer émerger des arbres à cinquante mètres. Les chars avancent lentement, méthodiquement. Les deux jeunes soldats échangent un regard. Ils savent que c'est fini. Ils lèvent lentement leurs mains.

Gaston Pierre A. Léon: C'est terminé. On ne peut rien faire.

Panel 6:Vue panoramique des vergers de Chémery-sur-Bar. Les Panzer allemands roulent entre les arbres, leurs canons pointent vers les positions françaises. Les Soldats français 1 lèvent les mains en signe de reddition. Le Commandant Olivier, épée basse, se tient immobile, attendant les Allemands.

PAGE 6

Panel 1:Les Panzer allemands s'arrêtent. Les écoutilles s'ouvrent. L'Officier allemand émerge de la tourelle, revolver à la main. Derrière lui, les Soldats allemands saluent du geste, armes baissées mais prêtes. L'Officier allemand regarde le champ de bataille avec satisfaction froide. Son uniforme feldgrau est impeccable.

Officier allemand: Rassemblez les prisonniers! Ordnung muss sein!

Panel 2:Le Feldwebel, grand et imposant, descend du char avec ses hommes. Il tient un carnet de notes. Son visage est dur, sans expression. Il commence à compter les prisonniers français, les notant méthodiquement. À ses côtés, les Soldats allemands encadrent les Soldats français 1 qui se rendent.

Feldwebel: Alignez-vous! Noms et régiments!

Panel 3:Le Commandant Émile Olivier, les mains levées, s'avance vers l'Officier allemand. Son visage est grave, digne. Il ne baisse pas les yeux. Derrière lui, ses officiers et ses derniers hommes valides se rendent, mains levées.

Commandant Émile Olivier: Je me rends. Je suis le commandant du 2e bataillon.

Panel 4:Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon,surveillés par les Soldats allemands. Leurs visages sont résignés, épuisés. Autour d'eux, d'autres prisonniers français sont alignés.

Panel 5:L'Officier allemand examine le Commandant Olivier. Il fait un léger sourire méprisant. Il parle d'une voix calme et contrôlée. Derrière lui, le Feldwebel enregistre les informations du commandant.

Officier allemand: Vous avez combattu avec courage. Mais c'était inutile.

Panel 6:Vue panoramique. Les Soldats français 1 sont rassemblés sous la garde des Soldats allemands. Le Commandant Olivier et ses officiers sont séparés. Les vergers de Chémery-sur-Bar sont maintenant occupés par les Allemands. Des chars supplémentaires arrivent en arrière-plan. La débâcle est complète.

PAGE 7

Panel 1:Au poste de commandement reculé, le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe reçoit des rapports catastrophiques. Un Courrier militaire arrive à cheval, couvert de poussière et de sang. Son uniforme est déchiré. Il descend du cheval en vacillant. Son expression est celle d'un homme qui a vu l'enfer.

Courrier militaire: Seigneur, le 2e bataillon a été anéanti! Les chars allemands...

Panel 2:Gros plan sur le visage du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. Il écoute le rapport. Ses mâchoires se serrent. Son expression passe de la détermination à la compréhension du désastre. Ses yeux se ferment brièvement, comme s'il absorbait un coup.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Tout? Le bataillon entier?

Panel 3:L'Officier d'état-major regarde le Lieutenant-colonel Labarthe. Son visage est pâle. Il tient des papiers militaires qui tremblent dans ses mains. Autour d'eux, les autres officiers et sous-officiers restent silencieux, figés par la nouvelle.

Officier d'état-major: Les Panzer ont écrasé le 7e BCC en moins d'une heure. L'infanterie n'a eu aucune chance.

Panel 4:Le Lieutenant-colonel Labarthe se lève. Il passe la main sur son visage, essayant de comprendre ce qui vient de se passer. Il regarde vers le nord, vers les vergers de Chémery-sur-Bar, maintenant contrôlés par les Allemands. Son uniforme est intact, mais son expression est brisée.

Panel 5:Des Courriers militaires arrivent en succession rapide au poste de commandement. Chacun apporte des nouvelles pires que les précédentes. Les officiers français réalisent peu à peu que tout s'effondre. Le chaos gagne les rangs.

Courrier militaire: Le 1er bataillon est encerclé! Le 3e bataillon se replie!

Panel 6:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe, immobile, regarde une carte militaire. Ses doigts pointent sur les positions qui s'effondrent une à une. Son expression montre un homme qui voit son régiment anéanti en quelques heures. Il n'y a rien qu'il puisse faire. Tout est perdu.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Ordonnez le repli général. Sauvez qui peut être sauvé.

PAGE 8

Panel 1:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe monte à cheval avec son petit état-major. Ils quittent le poste de commandement pour se rapprocher du front afin de tenter un dernier redéploiement. Les Courriers militaires galopent devant et derrière. Le ciel est gris, le vent se lève.

Panel 2:Le Lieutenant-colonel Labarthe et ses officiers arrivent au milieu du chaos. Ils voient les débris du 2e bataillon se replier en désordre. Des soldats blessés, des chevaux morts, des pièces d'équipement abandonnées partout. Le paysage des vergers est transformé en champ de ruines.

Panel 3:Le Lieutenant-colonel Labarthe voit soudainement apparaître les Panzer allemands entre les arbres. L'Officier allemand le repère. Leurs regards se croisent à distance. C'est un moment de reconnaissance mutuelle entre deux commandants. Labarthe comprend qu'il est pris au piège.

Panel 4:Le Feldwebel encercle le Lieutenant-colonel Labarthe et son petit état-major avec les Soldats allemands. Les Français sont rapidement encerclés. Labarthe lève les mains lentement. Son expression est celle d'un homme qui accepte l'inévitable. L'Officier d'état-major à ses côtés fait de même.

Feldwebel: Baisse tes armes! Ordnung!

Panel 5:Gros plan sur le visage du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. Il retire lentement son casque Adrian. Son geste symbolise sa capitulation. Ses cheveux grisonnants sont mouillés de sueur. Son expression est grave, résignée. Il regarde l'Officier allemand droit dans les yeux.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Je me rends. Je suis le commandant du 213e Régiment d'Infanterie.

Panel 6:L'Officier allemand, respectueux face à ce guerrier vaincu, fait un léger salut de la tête. Il ordonne l'arrestation de Labarthe avec une certaine dignité. Les Soldats allemands encadrent le Lieutenant-colonel Labarthe. Le Feldwebel note son nom dans son carnet. Le 213e Régiment d'Infanterie cesse d'exister.

Officier allemand: Vous avez combattu vaillamment, Colonel. Vous êtes prisonnier de guerre.

PAGE 9

Panel 1:Dans les ruines de Chémery-sur-Bar, le Prêtre, vêtu de sa soutane noire, administre les derniers sacrements à un blessé français allongé dans la poussière. Son visage est empreint de compassion. Autour de lui, d'autres blessés gisent sur le sol. Les flammes des incendies brûlent les maisons du village.

Prêtre: Que Dieu vous pardonne. Que Dieu pardonne à tous.

Panel 2:Le Maire, dans ses vêtements civils noirs usés, rassemble les civils survivants du village. Son visage est creusé par le chagrin et l'épuisement. Il compte les vivants, regarde les morts. La Femme du village pleure à côté de lui, tenant un enfant.

Maire: Restez près de l'église. Les Allemands ne tirent pas sur les civils.

Panel 3:Lucien Mirat, habitant de chemery vêtu de ses vêtements de civil, commence la tâche macabre de ramasser les corps des morts. Il tient une civière improvisée. Son visage est blanc, horrifié. Autour de lui, les cadavres français et allemands gisent pêle-mêle dans les vergers.

Panel 4:Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle gît immobile dans les herbes des vergers. Son uniforme de sous-lieutenant est tâché de sang. Ses lunettes cassées pendent sur son nez. Son corps est recouvert de poussière et de sang. Lucien Mirat s'agenouille près de lui, vérifiant s'il respire encore.

Panel 5:Les Soldats français 1 et 2, maintenant prisonniers, sont rassemblés dans un enclos de fortune gardé par les Soldats allemands. Ils sont assis par terre, mains sur la tête. Leurs visages sont vides, choqués. Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon échangent des regards de désespoir absolu. Ils savent qu'ils ne reverront pas la France.

Panel 6:Vue panoramique de Chémery-sur-Bar en ruines. Les incendies brûlent les maisons. Les chars allemands roulent dans les rues. Les civils et les prisonniers français sont rassemblés sous surveillance. Le drapeau français, s'il y en avait un, aurait été retiré. L'occupation allemande a commencé. Le 14 mai 1940 scelle le destin du 213e Régiment d'Infanterie.

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Panel 1:Le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne, commandant la 59e Division Légère d'Infanterie, reçoit les rapports catastrophiques dans son poste de commandement reculé. Son visage est pâle. Il tient une carte militaire où le 213e RI n'existe plus. L'Officier d'état-major à ses côtés lui parle à voix basse, apportant les dernières nouvelles.

Officier d'état-major: Le 213e RI a cessé d'exister. Le Lieutenant-colonel Labarthe est capturé.

Panel 2:Le Colonel Fernand Marie Albert Chaligne, grand officier de carrière, baisse la tête. Il comprend que sa division se désagrège. Son expression montre un homme accablé par l'ampleur du désastre. Ses mains tremblent légèrement en tenant la carte.

Colonel Fernand Marie Albert Chaligne: Nous ne pouvons plus tenir. L'armée s'effondre.

Panel 3:Les Soldats français 1 et 2, prisonniers, sont chargés dans des camions allemands. Ils sont entassés, sans espace. Leurs visages sont vides de toute expression. Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon, assis côte à côte, regardent vers l'arrière du camion, vers la France qui s'éloigne.

Panel 4:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe, menotté, est assis dans un camion allemand aux côtés d'autres officiers prisonniers. Son expression est celle d'un homme qui a tout perdu. Ses yeux regardent vers l'arrière du camion, vers les ruines de Chémery-sur-Bar qui disparaissent dans la distance.

Panel 5:Le Prêtre, dans le cimetière de Maclaunay, bénit les morts français. Il tient sa croix de procession en bois sombre. Autour de lui, les fosses communes s'alignent. Lucien Mirat termine son œuvre de mort, plaçant un dernier corps dans une fosse. La Femme du village allume une chandelle à l'église.

Prêtre: Requiescat in pace. Que leurs âmes reposent en paix.

Panel 6:Vue panoramique finale. Les routes de France sont maintenant occupées par les Allemands. Les civils sont en exode. Les militaires français sont prisonniers ou morts. Le 213e Régiment d'Infanterie a cessé d'exister. Le 14 mai 1940 marque le début de la fin pour l'armée française. La Blitzkrieg a triomphé.

Narrator:Le régiment a payé un lourd tribut au combat avec environ 38 officiers, 94 sous-officiers et 825 hommes de troupe tués ou blessés.De nombreux survivants ont été faits prisonniers de guerre ce même 14 mai 1940 avant d'être transférés en Allemagne (notamment au Stalag 1B). Des éléments restants du régiment ont ensuite participé à la formation de la 59e division légère d'infanterie au début de juin 1940

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Panel 1:Vue panoramique des vergers de Chémery-sur-Bar sous le feu écrasant. Les Panzer allemands roulent entre les arbres fruitiers, leurs canons continuent de cracher le feu. Les Soldats français 1 et 2 se retranchent derrière des murets de pierre et des troncs d'arbres, tirant en désespoir de cause avec leurs fusils Berthier et Lebel. Les balles allemandes fauchent les épis de blé et écorchent l'écorce des pommiers. La fumée des explosions d'obus enveloppe le champ de bataille. Au centre, le Commandant Émile Olivier à pied lève son revolver en tentant de maintenir la cohésion de son bataillon se désagrège.

Narrator:Les dernières positions du 2e bataillon s'effondrent sous la puissance de la Blitzkrieg. Totalement encerclés, coupés du reste du régiment et du colonel Labarthe, le commandant Olivier et les survivants de son bataillon, à court de munitions face aux mitrailleuses des blindés allemands, sont contraints de se rendre en fin de matinée. Ce destin tragique du 2e bataillon illustre parfaitement le sacrifice de l'infanterie de réserve française, jetée sans armes lourdes face à la puissance mécanique de la Blitzkrieg. Le manque de liaisons radio et en raison de l'urgence, les chars du 7e BCL et les fantassins du 213e RI ont attaqué séparément, sans pouvoir s'appuyer mutuellement. Les soldats du 213e RI (un régiment de réserve de série B, composé d'hommes plus âgés et moins bien entraînés) ont dû faire face à des troupes d'élite allemandes hyper-motorisées. Leurs canons antichars légers (comme le 25 mm évoqué précédemment) n'ont pas suffi à stopper la vague de Panzers. Privé de toute couverture de l'aviation française, le régiment a été cloué au sol et disloqué par les bombardements incessants de la Luftwaffe avant même d'avoir pu consolider ses positions de tir. Les compagnies du 213e RI avancent aux côtés des chars légers FCM 36 du 7e bataillon de chars légers (7e BCL). Malgré des actes de bravoure héroïques, l'armement français ne parvient pas à percer le blindage des Panzer III et IV allemands. Étrillé et ayant perdu une grande partie de son effectif et de ses officiers lors de cette matinée sanglante du 14 mai, le régiment n'a plus la capacité opérationnelle de mener des contre-attaques d'envergure. Les éléments survivants du 213e RI se replient en direction du sud, vers le massif forestier du Mont Dieu et les hauteurs de Stonne. Ce repli désespéré mais tenace a permis de faire gagner de précieuses heures aux unités de première ligne fraîches (la 3e Division d’Infanterie Motorisée et la 3e Division Cuirassée) qui arrivaient sur zone pour ériger le fameux "mur de Stonne".

Panel 2:Gros plan sur le visage du Commandant Émile Olivier à pied. Ses yeux écarquillés observent les Panzer qui débouchent entre les arbres à cinquante mètres. Son expression passe de la détermination à la compréhension de l'inévitable. Il baisse lentement son revolver. Autour de lui, les cris des blessés et le tonnerre des canons allemands.

Commandant Émile Olivier: C'est fini. Nous ne pouvons plus tenir.

Panel 3:Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon accroupis dans une position de fortune entre deux rangées de pommiers, leurs fusils posés sur le rebord d'un sac de sable improvisé. Marcel regarde Gaston. Tous deux observent les Panzer qui se rapprochent inexorablement. Leurs visages sont pâles, les mains tremblantes. Derrière eux, d'autres Soldats français 2 tirent leurs dernières cartouches.

Marcel Maurice Van Den Brock: On ne peut rien faire contre ça. Gaston Pierre A. Léon: On tient jusqu'au bout.

Panel 4:Le Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle court d'une position à l'autre, pistolet au poing , essayant de rallier les hommes dispersés. Son uniforme de sous-lieutenant est maculé de poussière. Les obus explosent autour de lui. Derrière lui, les silhouettes des Soldats français 1 qui le regardent avec une dernière lueur d'espoir.

Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle: Continuez! Ne vous rendez pas!

Panel 5:Un obus explose à proximité immédiate du Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle. Le souffle violent le projette de sa monture. Son corps s'envole dans l'air, les bras écartés. Son pistolet tombe au sol. Lassalle retombe lourdement dans les herbes du verger, le souffle coupé.

Narrator:Le député de 57 ans tombe glorieusement. Robert Lassalle, né le 2 juin 1882 à Soustons et mort le 14 mai 1940 à Chémery-sur-Bar, est un homme politique français. Il fut député des Landes de 1924 à 1940 et brièvement ministre des Pensions en 1938. Il est porté disparu, mort pour la France, lors des combats de mai 1940 à Chémery-sur-Bar dans les Ardennes.

Panel 6:Gros plan sur le visage du Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle couché dans l'herbe. Du sang tache son uniforme de sous-lieutenant au niveau de la poitrine et de l'abdomen. Ses lunettes sont cassées, pendent de travers. Ses yeux restent ouverts, fixes, regardant vers le ciel gris. Ses lèvres bougent légèrement, comme une dernière prière murmurée. Autour de lui, le silence relatif du champ de bataille, seulement les bruits des canons allemands au loin.

Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle: Pour la France...

Narrator:Le sacrifice est consommé.

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Panel 1:Vue panoramique des vergers de Chémery-sur-Bar. Les Panzer allemands ont cessé de tirer. Les Feldwebel et les Soldats allemands émergent des chars, armes levées mais non pointées, attendant la reddition. Les Soldats français 1 et 2 lèvent lentement les mains. Le Commandant Émile Olivier, baisse son revolver et lève une main. Son expression est celle d'un homme qui accepte l'inévitable avec dignité.

Narrator:La reddition du 2e bataillon.

Panel 2:Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon émergent lentement de leur position, mains levées. Leurs fusils sont abandonnés au sol. Autour d'eux, les Soldats allemands les encerclent, armes pointées. Un Feldwebel s'avance vers eux, carnet de notes à la main.

Feldwebel: Noms et régiments. Vite.

Panel 3:L'Officier allemand descend de son Panzer, revolver à la ceinture. Son uniforme feldgrau est impeccable. Son visage de trentaine d'années affiche une expression froide et satisfaite. Il observe le Commandant Émile Olivier qui s'avance vers lui, mains levées. Derrière l'officier, les Soldats allemands rassemblent les prisonniers français.

Officier allemand: Vous avez combattu vaillamment. Commandant Émile Olivier: Je me rends. Commandant du 2e bataillon.

Panel 4:Les Soldats français 1 et 2 sont alignés sous la garde des Soldats allemands. Ils se tiennent debout, épuisés, regardant vers le sud où disparaît la France. Leurs casques Adrian sont pousséreux, leurs capotes kaki déchirées. Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon sont côte à côte .

Narrator:Trois cents hommes du 2e bataillon sont faits prisonniers.

Panel 5:Au loin, à travers les arbres, le clocher de Chémery-sur-Bar émerge de la fumée. Le Maire et le Prêtre descendent du clocher, observant la débâcle en silence. Leurs expressions sont figées par l'horreur. En bas du clocher, la Femme du village pleure, tenant un enfant dans ses bras.

Maire: C'est fini. Tout est fini.

Panel 6:Lucien Mirat, habitant de chemery vêtu de ses vêtements civils gris, sort des maisons en ruines avec une civière improvisée. Son visage est blanc, horrifié. Autour de lui, les cadavres commencent à couvrir le sol des vergers. Les chars allemands roulent entre les arbres, indifférents aux morts qui jonchent le terrain.

Narrator:La tâche macabre du ramassage des morts commence.

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Panel 1:Au poste de commandement reculé, le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe reçoit les derniers rapports. Un Courrier militaire arrive à cheval, couvert de poussière et de sang. Il descend du cheval en vacillant. Son uniforme d'infanterie est déchiré. Son expression est celle d'un homme ayant vu l'enfer. Derrière lui, d'autres Courriers militaires arrivent à cheval, apportant des nouvelles de catastrophe.

Courrier militaire: Le 2e bataillon a été anéanti! Les Panzer... Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Tout le bataillon?

Panel 2:Gros plan sur le visage du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. Il écoute les rapports catastrophiques. Ses mâchoires se serrent. Son expression passe de la détermination à la compréhension du désastre total. Ses yeux se ferment brièvement. L'Officier d'état-major à côté de lui tient des papiers militaires qui tremblent dans ses mains.

Officier d'état-major: Le 7e BCC détruit. L'infanterie encerclée.

Panel 3:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe monte dans sa voiture avec son petit état-major. Ils quittent le poste de commandement pour se rapprocher du front afin de tenter un dernier redéploiement. Des Courriers militaires galopent devant et derrière. Le ciel est gris, le vent se lève. Les routes sont encombrées de colonnes de réfugiés et de débris d'unités en retraite.

Narrator:Labarthe tente une dernière manœuvre.

Panel 4:Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe et ses officiers arrivent au milieu du chaos des vergers. Ils voient les débris du 1er bataillon se replier en désordre. Des soldats blessés rampent, des chevaux morts jonchent le sol, des pièces d'équipement abandonnées partout. Le paysage des vergers est transformé en champ de ruines. Au loin, les silhouettes des Panzer allemands roulent entre les arbres.

Narrator:Le chaos du champ de bataille.

Panel 5:Soudainement, les Panzer allemands débouchent entre les arbres. L'Officier allemand à la tourelle repère le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. Leurs regards se croisent à distance. C'est un moment de reconnaissance mutuelle entre deux commandants. Labarthe comprend qu'il est pris au piège. Son expression change, il réalise que tout est perdu.

Narrator:La capture du commandant.

Panel 6:Le Feldwebel encercle rapidement le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe et son petit état-major avec les Soldats allemands. Les Français sont encerclés. Labarthe lève lentement les mains. Son expression est celle d'un homme qui accepte l'inévitable. L'Officier d'état-major à ses côtés fait de même. Les chevaux des officiers français s'arrêtent, encerclés par les fusils allemands.

Feldwebel: Baissez vos armes! Ordnung!

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Panel 1:Gros plan sur le visage du Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. Il retire lentement son casque Adrian. Son geste symbolise sa capitulation totale. Ses cheveux grisonnants sont mouillés de sueur. Son expression est grave, résignée. Il regarde l'Officier allemand droit dans les yeux. Derrière lui, l'Officier d'état-major baisse également son arme.

Lieutenant-colonel Pierre Labarthe: Je me rends. Commandant du 213e Régiment.

Narrator:Le commandant accepte l'inévitable.

Panel 2:L'Officier allemand, respectueux face à ce guerrier vaincu, fait un léger salut de la tête. Il ordonne l'arrestation de Labarthe avec une certaine dignité de soldat. Les Soldats allemands encadrent le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe. Le Feldwebel note son nom dans son carnet de prisonniers.

Officier allemand: Vous avez combattu vaillamment, Colonel. Feldwebel: Nom et grade à enregistrer.

Panel 3:Vue panoramique des vergers de Chémery-sur-Bar en fin de matinée. Les Panzer allemands roulent entre les arbres. Les Soldats français 1 et 2 sont rassemblés sous garde attendant les camions de transport. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe est séparé des soldats. Au loin, le clocher de Chémery-sur-Bar se dresse au-dessus de la fumée. Le 213e Régiment d'Infanterie cesse d'exister.

Narrator:Le 213e Régiment d'Infanterie a cessé d'exister le 14 mai 1940.

Panel 4:Dans les ruines de Chémery-sur-Bar, le Prêtre, vêtu de sa soutane noire, administre les derniers sacrements à un Soldat français 1 allongé dans la poussière, mourant. Son visage est empreint de compassion. Autour de lui, d'autres blessés gisent sur le sol. Le Maire, vêtu de son costume noir usé, rassemble les civils survivants. La Femme du village pleure, tenant un enfant dans ses bras.

Prêtre: Que Dieu vous pardonne. Que Dieu pardonne à tous.

Panel 5:Lucien Mirat, habitant de chemery, continue la tâche macabre de ramasser les corps des morts. Il tient une civière improvisée. Son visage est blanc, horrifié. Autour de lui, les cadavres français et allemands gisent pêle-mêle dans les vergers. Il s'agenouille près du Sous-lieutenant Jean-Robert Lassalle, immobile dans l'herbe. Il ferme les yeux de l'officier avec respect.

Narrator:Les morts attendent les fosses communes.

Panel 6:Deux-page spread: Vue panoramique épique des vergers et ruines de Chémery-sur-Bar en ruines totales. Au centre, les Soldats français 1 et 2, Marcel Maurice Van Den Brock et Gaston Pierre A. Léon , partent à pied vers la captivité. Le Lieutenant-colonel Pierre Labarthe, est assis dans un camion , regardant vers l'arrière, vers la France qui s'éloigne. Les Panzer allemands roulent entre les arbres. À l'arrière-plan, le clocher de Chémery-sur-Bar se dresse au-dessus de la fumée. Le Prêtre bénit les morts au cimetière. La Femme du village allume une chandelle à l'église. Le ciel gris couvre tout. C'est la fin du 213e Régiment d'Infanterie.

Narrator:Le 14 mai 1940 marque le début de la fin pour l'armée française. Cinq années de captivité attendent les survivants. Le sacrifice a été consommé.

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